La Gazette

des Comores

Politique / Le cri d’alarme des élus de Mohéli

Politique / Le cri d’alarme des élus de Mohéli © : HZK-LGDC

Ils sont 16 élus de la Nation (députés), conseillers et maires de Mohéli à s’adresser au président de la république dans une lettre ouverte rendue publique hier à Mohéli et dont La Gazette / HZK-Presse a obtenu copie. Tous expriment leurs « vives préoccupations sur la dégradation de la situation politique et sécuritaire » qui prévaut ces derniers temps dans le pays, notamment en raison du processus de modification de la constitution engagé par le chef de l’Etat Azali Assoumani.


Dans une missive adressée au chef de l'Etat, des élus de la Nation, des conseillers et des maires de Mohéli ont dit leur crainte de la tournure des événements dans le pays. Tous attirent l’attention du chef de l’Etat en tant que garant des institutions et de l’unité nationale sur les conséquences graves du projet de modification de la constitution sur la stabilité et de l’unité du pays. Les 16 élus signataire du document ont énuméré les « multiples violations de l’état de droit notamment la restriction des libertés publiques des citoyens et organisations politiques, les arrestations et incarcérations arbitraires, des droits civiques mais aussi les violations répétées des lois et de la constitution ».

 
Sur le référendum, les élus de Mohéli restent convaincus que le projet qu’Azali s’apprête à soumettre à la population en fin juillet prochain, bien qu’il n’ait pas encore été rendu public, va « porter gravement préjudice au consensus obtenu de la réconciliation nationale » fondée sur le partage du pouvoir entre les îles.

 

« En vidant le contenu de l’autonomie des îles et en rompant à mi-mandat le cycle de la présidence tournante, vous vous rendez coupable de violation flagrante de la constitution au regard de sa lettre et de son esprit notamment en son article 42 », peut-on lire dans cette missive adressée au chef de l’Etat et rendue publique hier mardi 19 juin. Le 30 juillet, le chef de l'Etat appele les Comoriens aux urnes pour un référendum portant sur la modification de la Constitution de 2001. A moins de deux semaines de l’ouverture de la campagne référendaire, le texte n'est toujours pas connu des électeurs.


Mohamed Youssouf


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.