Sambi doit se taire ou quitter le navire d’Azali. C’est l’avis d’un conseiller du Chef de l’Etat qui vient de briser son silence. Mohamed Issimaila se prononce sur la question de la rupture diplomatique entre les Comores et le Qatar, au cours d’un point de presse, tenu hier à Beit Salam.
Un an après sa nomination au poste de conseiller diplomatique du chef de l’Etat, Mohamed Issimaila est revenu sur la récente rencontre du chef de l’Etat avec les partis politiques, dont le contenu était axé notamment sur les propos polémiques du président français à l’endroit des Comoriens, et la rupture diplomatique entre notre pays et le Qatar.
Par rapport à la dernière question, Mohamed Issimaila est clair. « La décision est prise par l’homme qu’il faut, au moment opportun », précise-t-il. « Nous nous sommes trouvés devant un dilemme entre pays, et le président a tranché. Il y avait certes des raisons politiques, religieux et sociaux dont je ne peux pas révéler ici », reconnait-il.
Et le conseiller diplomatique de rappeler que ce n’est pas la première fois que les Comores rompent une relation diplomatique avec un pays. « L’ancien président Ikililou l’a déjà fait avec l’Iran en soutien à l’Arabie saoudite. Ce qui est dommage dans cette question c’est la sortie médiatique de l’ancien président Sambi. Il ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre », a-t-il dit.
Le conférencier pense qu’Ahmed Abdallah Mohamed Sambi doit se taire ou quitter le pouvoir dont il fait partie. « Juwa [parti dont il est le président d’honneur, ndlr] détient des ministères, plusieurs secrétaires d’Etat, et plusieurs directions », rappelle-t-il, tout en reconnaissant que Juwa a contribué énormément à la réélection d’Azali.
A en croire cet ancien de ministre de l’éducation nationale sous le régime Sambi estime que l’ancien président devait s’abstenir de se prononcer. « D’abord pour son appartenance au pouvoir actuel, et ensuite en raison de son statut d’ancien chef de l’Etat », explique-t-il.
« Qui a entendu Azali parler durant les 10 années passés dans l’opposition ? Qui a entendu Ikililou s’exprimer publiquement depuis un an qu’il a quitté le pouvoir ? Mais Sambi critique toujours. Ce n’est pas normal et pas du tout digne d’un ancien chef de l’Etat », conclut Mohamed Issimaila.
Ibnou M. Abdou
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Mohamed IBRAHIM:
26/06/2017 à 08:03 PM
Monsieur ,Mohamed ISSMAILA a une lecture galvaudée de la démocratie ,ce n'est pas parce qu'on doit se taire ou partir , c'est de la dictature , SAMBI en tant qu' ancien président de la République a droit de s'exprimer sur des questions diplomatiques et AZALI selon les usages démocratiques et républicaines devrait recevoir ses prédécesseurs , les écouter avant de trancher sur une telle question cruciale comme celle de nos relations avec un pays ami et contributeur du développement des Comores .