Dans une conférence de presse au quartier général du Radhi, la mouvance présidentielle est revenue sur la lettre des trois élus, adressée à la Communauté Internationale. Devant la presse, ils sont également revenus sur la sécurité nationale.
L’un après l’autre, ils ont fustigé la Communauté Internationale en lui reprochant d’ingérence dans les affaires internes du pays après le référendum controversé du 30 juillet dernier. « Une lettre mystérieuse », a d’emblée qualifié le secrétaire général du parti Radhi, Houmedi Msaidié, la lettre des gouverneurs d’Anjouan et de Ngazidja et du vice-président Djaffar Ahmed adressée à la Communauté Internationale.
Dans un point de presse, les ténors de la mouvance présidentielle ont déclaré que les Comores étaient un pays libre jouissant de sa pleine souveraineté. « Ni l’Organisation des Nations Unies ni l’Union Africaine, ni l’Union Européenne ne peuvent intervenir sur les désaccords politiques intérieurs et n’ont pas non plus des leçons à nous donner par rapport à d’autres pays en conflit », s'est emporté Msaidié.
Ferme quant à la mise en œuvre des nouvelles réformes issues du scrutin référendaire du 30 juillet dernier, l’ancien ministre de l’Intérieur persiste à dire que « le référendum était un véritable succès. Dans un laps de temps, les nouvelles dispositions constitutionnelles seront mises en application ».
Concernant la lettre adressée à la Communauté internationale et cosignée par les trois grands élus, à savoir les gouverneurs Dr Salami Abdou d’Anjouan, Hassani Hamadi de Ngazidja et le Vice-président Djaffar Ahmed Said, les conférenciers assurent qu’il s’agit d’une lettre qui n’honore pas le pays et qui se trompe de destinataires.
Présent également, le secrétaire général de la Mouvance, Youssouf Ali Mlipva a dit regretter le climat politique qui prévaut en ce moment dans le pays et n'hésite pas à parler d’une situation de déstabilisation de la part des dirigeants de l’opposition. Concernant la sécurité nationale, au coeur de l'actualité ces jours-ci, Said Larifou du Ridja se veut clair. « Retenons que les actes criminels qui se perpétrés ces derniers temps sont prémédités contre le gouvernement d’Azali. C’est l’œuvre de ceux qui ne voulaient pas le référendum », martèle Said Larifou. « Ce sont des actes de nature terroriste », a-t-il poursuivi. Pour le secrétaire général du Radhi, l’Opposition, qui avait promis de boycotter le référendum, n'a eu pour seule stratégie que d'user «de violence ».
Kamal Gamal Abdou (Stagiaire)
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