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Politique / La CRC demande le divorce avec le Juwa

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Politique / La CRC demande le divorce avec le Juwa © : HZK-LGDC

Les dirigeants de la Convention pour le renouveau des Comores (Crc) appellent leur président d’honneur, l’actuel chef de l’Etat Azali Assoumani, de mettre un terme à leur alliance avec le parti Juwa. Dans une conférence de presse tenue hier lundi, les dirigeants de ce parti au pouvoir n’ont pas du tout apprécié les propos tenus par l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, leader du parti Juwa, suite à la rupture des relations diplomatiques entre les Comores et le Qatar décidée la semaine dernière par le gouvernement.


Les Comores ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar en fin de semaine dernière. L’instant d’après a suscité des vives réactions dans le pays. Les dirigeants de la CRC restent convaincus que le président de la république a fait le bon choix et qu’il était le seul habilité à le faire, contrairement aux dires de certaines personnes. « La diplomatie est une affaire du chef de l’Etat. La décision que le président de la république a prise relève de ses compétences exclusives. Et aujourd’hui, chacun est libre de donner son appréciation mais seulement on doit être responsable », déclare Ali Mhadji, le secrétaire général par intérim de la CRC.

Les conférenciers ont montré par la suite leur mécontentement par rapport à la déclaration de l’ancien président, Ahmed Abdallah Sambi sur cette affaire et demandent le divorce avec le parti Juwa, son principal allié politique depuis la dernière élection présidentielle qui porté Azali Assoumani au pouvoir. « La CRC n’a pas apprécié qu’un parti avec lequel nous partageons le pouvoir soit le premier à remettre en cause la décision du chef de l’Etat. Nous demandons la rupture de cette relation car on ne peut pas manger dans une même assiette et venir la casser par la suite », martèle-t-il.

Le parti du président Azali appelle son président d’honneur à mettre fin à cette alliance. « Ce qu’a fait l’ancien président Sambi ne nous honore pas. On a compris que c’était un divorce masqué et il est temps qu’il soit officialisé », avance Ali Mhadji. Et lui d’ajouter « On ne peut pas être dans le gouvernement et prendre une décision et venir par la suite la remettre en cause ».  

La CRC pense que la décision du président Azali n’était pas une décision contre le Qatar mais il s’agissait d’une décision diplomatique. « Il s’agit ici de deux frères mais que l’un a une relation historique qui date avant l’indépendance. Et il fallait faire un choix et le président a opté pour l’Arabie Saoudite », conclut-il.

 

Mohamed Youssouf

 


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