La coordination du parti Crc dans la région de Bambao en mini-retraite à Moindzaza Mboini mardi dernier. Le bilan des deux ans de la présidence Azali et le référendum du 30 juillet ont dominé les travaux des trois ateliers. Une occasion pour certains leaders de ce parti au pouvoir d'appeler à resserrer les rangs.
La coordination du parti Crc (Convention pour le renouveau des Comores) en ordre de bataille pour le scrutin référendaire annoncé pour le 30 juillet prochain. Dans la station balnéaire de Moidzaza ya Mboini où la coordination s'est retirée pour une mini-retraite, les militants ont passé en revue le bilan de la présidence Azali avant d'examiner l’échéance référendaire prochaine. La restitution des travaux s'est faite en présence des responsables des coordinations et ceux aussi du bureau fédéral et national.
« La Crc n'est pas seulement un parti politique. C'est toute une école qui enseigne, qui éduque et qui forme », a déclaré Said Msaidié intervenant au nom des coordinateurs. « Ce que la coordination de Bambao a montré aujourd'hui, doit constituer un exemple pour les autres coordinations afin de protéger la victoire du président de la République », a-t-il poursuivi.
Même son de cloche pour Ibrahim Soeuf secrétaire fédéral du parti qui loue lui aussi l'initiative de la coordination de Bambao. « Je voudrai rassurer la jeunesse du parti que les responsabilités occupées aujourd'hui par vous aînés, vous reviendront demain. Comme nous l'étions au premier régime du colonel Azali Assoumani », a-t-il fait savoir comme pour tenter de calmer la grogne chez les jeunes militants de ce parti qui croient avoir été mis au placard après les élections présidentielles. Et de poursuivre : « tout le monde sait que Bambao est la colonne vertébrale de la Crc. Il y a un problème dans cette région, j'aurais aimé que la deuxième fois que nous allons nous réunir, tout le monde soit là ».
Il rappelle que le referendum convoqué le 30 juillet prochain est crucial et appelle à la mobilisation générale, « parce que chacun joue son va-tout dans ce scrutin ». Si Said Msaidié considère la Crc comme une école, le secrétaire général par intérim Yahya Mohamed Ilyasse assure qu'ils ont beaucoup appris surtout l’endurance. « Nos 10 ans dans l'opposition, nous ont appris à résister aux tentations et surtout le respect envers l'autre. Notre combat contre la citoyenneté économique, nous l'avons mené dans le respect et aujourd'hui l'histoire a rattrapé les initiateurs de ce projet qui a mis le pays dans les sales draps », a-t-il déclaré.
Pour le vice-président de l'assemblée nationale Maoulana Charif la mini-retraite sonne comme « des révisions générales avant les examens ». Il fait un petit regard rétrospectif sur ce qui a conduit le président à convoquer un scrutin référendaire. « Le pays a organisé des assises nationales avec pour la première fois des expertises locales et dont des recommandations ont été faites. Il était normal qu'on commence à les mettre en application », a-t-il, indiqué. « Nous avons patienté 10 ans. Nous avons réussi. Il reste maintenant à protéger nos acquis », a-t-il poursuivi.
L'ancien ministre des finances d'Azali I appelle ses partisans à plus d'ouverture. « Le président dit souvent que s'il attendait seulement les voix de la Crc, il ne serait pas aujourd'hui président. Donc nous devons ouvrir nos portes et offrir de la place à ceux qui nous rejoindront », a-t-il plaidé, avant d'indiquer que l’heure de la mobilisation a sonné.
Maoulida Mbaé
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