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Politique / Début des consultations pour le référendum

Politique  / Début des consultations pour le référendum © : HZK-LGDC

Le ministre en charge des élections a informé hier les partis politiques, la CENI, le CNPA, la société civile et la communauté internationale sur le référendum du 30 juillet prochain. Les partis politiques ont émis leurs inquiétudes quant à l’absence d’un juge électoral.


Le ministre de l’intérieur en charge des institutions a reçu hier matin, les partis politiques reconnus, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), le Conseil National de la Presse et de l’Audiovisuel (CNPA) et la société civile pour échanger sur le référendum prévu de se dérouler en juillet comme annoncé par le président de la république. Les discussions ont porté sur les modalités du scrutin et de la campagne.

 

Le ministre en charge des élections a déjà signé deux arrêtés à cet effet. « Nous voulons des élections crédibles et transparentes afin qu’elles soient reconnues par tout le monde », a déclaré Mohamed Daoudou. Après cette rencontre, le ministre adressera une missive officiellement aux trois gouverneurs des îles afin de former les commissions électorales en vue du référendum. Hier après-midi, c’était au tour des organisations internationales et du corps diplomatique d’être informé. Les partis politiques, pour y participer, doivent adresser un courrier à la Ceni dans les dix jours suivant la convocation du collège électoral pour faire campagne. « S’ils n’écrivent pas à l’institution en charge des élections dans les meilleurs délais, ils ne seront pas autorisés à faire campagne », poursuit-il.

 

En ce qui concerne les listes électorales, le ministre devrait signer dans les jours à venir un arrêté pour les officialiser. Les représentants des partis politiques n'ont pas manqué de soulever leurs inquiétudes quant au décret du chef de l’Etat appelant au référendum de révision constitutionnelle. « Le texte qui doit être révisé, on ne le connait pas. Le ministre nous a promis qu’on aurait le texte avant d’entrer en campagne », a dit Ismael Msaidie, conseiller de l’île de Ngazidja du parti Juwa.

 

Les partis ont également posé le problème de la campagne et ses modalités. « On a soulevé le souci du juge électoral. Est-ce que réellement, on va procéder à des élections sans juge électoral ? En cas de recours, vers qui se tourner ? Le ministre nous dit qu’il n’est pas en mesure de répondre à la question...». Les partis politiques ont demandé la mise en place d’un organe qui jouera le rôle d’intermédiaire entre la CENI et la Cour suprême. Ils ont émis enfin le souhait de voir le temps d'antenne réparti équitablement.

 

Mohamed Youssouf

 

 

 


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