Les travaux techniques du dialogue intercomorien ont pris fin le 25 octobre dernier. Un communiqué final a été publié le 12 novembre. Parmi les propositions des parties prenantes figure la tenue d’élections présidentielles et gubernatoriales au plus tard le 24 mars prochain.
Au cours d’une conférence de presse tenue ce 13 novembre, les acteurs ayant pris part au dialogue intercomorien ont annoncé la fin des travaux techniques. Le Cadre de Concertation et de dialogue intercomorien est co-présidé par Sounhadj Attoumani, représentant la Mouvance présidentielle et l’ancien ministre des Affaires étrangères, Abdoulkarim Mohamed, de la délégation de l’opposition. Un communiqué final a été rendu public le 12 novembre dernier, lequel a retracé la genèse du dialogue intercomorien, facilité par le Haut représentant de l’Union africaine, Ramtane Lamamra, avec la bénédiction du chef de l’Etat.
Le dialogue a commencé le 14 septembre et s’est poursuivi avec quelques soubresauts (le mot est faible) jusqu’au 25 octobre, l’Union de l’opposition (Updc, Juwa, Rdc, Rifaid, etc) et une partie de la société civile ayant quitté la table des négociations. Toujours est-il qu’il a eu lieu. Sounhadj Atthoumani a tenu à féliciter les différentes parties prenantes.
Justement, à la question de savoir si les partis de l’opposition ayant pris part au dialogue ne manquaient pas de légitimité, il y a eu de vives réactions de la part des représentants de Mouvement Badili, du parti Al-Qamar ou encore de la branche dissidente de l’Updc. « Les questions tout comme les critiques doivent être rationnelles et constructives, nous faisons partie des rares à avoir appelé à voter pour le non, lors du référendum, parce que nous estimons que le boycott et la politique de la chaise vide ne servent à rien », a déclaré Hamdani Bakar du Mouvement Badili Comores.
L’ancien ministre des Affaires étrangères, lui a emboité le pas : « Evidemment qu’il y a des sujets de discorde en ce qui concerne la politique menée par le gouvernement, mais il nous est inconcevable de tourner le dos au dialogue ». Toujours est-il que suite à la fin des travaux techniques, le cadre de concertation et de dialogue intercomorien propose : la mise en place d’un cadre de concertation et de suivi du processus électoral, pour permettre la tenue d’élections libres, crédibles et transparentes, la tenue du premier tour de l’élection du président de l’Union et des gouverneurs à une date ne dépassant pas le 24 mars 2019 et enfin, la mise en place d’un comité de suivi des conclusions du dialogue pour le renforcement de la paix, la cohésion nationale et la stabilité du pays.
Fsy
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