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Politique / Comores Alternative appelle à un découpage électoral dans le respect de la constitution

Politique / Comores Alternative appelle à un découpage électoral dans le respect de la constitution © : HZK-LGDC

Le 14 septembre dernier, le parti Comores Alternative s’est exprimé sur la loi d'habilitation votée dernièrement par les députés. Said Ahmed Said Abdallah appelle à un découpage électoral dans le respect de la constitution.


Prochainement, des élections législatives et municipales auront lieu. Pour l'organisation de ces scrutins, les députés ont adopté une loi d'habilitation permettant au président de la République de légiférer par ordonnance pour l’organisation des législatives. Dans une conférence de presse, le parti Comores Aleternative a montré les avantages de la loi d’habilitation votée récemment par les députés. « La loi d'habilitation a beaucoup d'avantage. Parmi lesquels, le découpage électoral qui devait prendre beaucoup du temps », dit-il. Le parti Comores alternative à travers l'Alliance pour la Mouvance Présidentielle souhaite que le président fasse un découpage électoral dans le respect de la constitution. « Pour tout changement qui sera opéré, le président de la République doit toujours de se référer aux recommandations des assises nationales. L'article 66 de la nouvelle constitution prévoit des députations aux Comores et à l'étranger et nous souhaitons également que le président n'enfreigne pas la loi », dit-il.

 

D'un autre côté, les assises recommandent une révision du code électoral adapté à la nouvelle constitution. « Nous ne voudrions pas que les circonscription se limitent à 24. Nous voudrons un député pour 7000 habitants », précise-t-il. Le conférencier a également rebondi sur la question du classement des Comores au groupe des pays à revenu intermédiaire. Selon lui, il existe certains stéréotypes entre la Banque Mondiale et notre gouvernement. « Maintenant, il appartient aux citoyens comoriens d'analyser et de comprendre la vérité. Mais je crois que notre pays n'est pas totalement pauvre sauf que nous avons un problème de maitrise monétaire », poursuit-il, avant d’ajouter que « le pays est classé au rang des pays à revenu intermédiaire pourtant les fonctionnaires et les syndicats des agents de l'éducation réclament 2 à 3 mois d’arriérés de salaires ».

 

En ce qui concerne le secteur éducatif, le parti Comores Alternative appelle les enseignants à faire la rentrée scolaire pour ne pas pénaliser les élèves tout en engageant des discussions avec le gouvernement. « Parfois on peut avoir de l'argent pour payer les employés et que par d'autres engagements, on n’y arrive pas au moments voulu. Alors en tant que citoyen j'appelle le ministre de l'éducation nationale à faire en sorte que la rentrée de cette année soit effective en répondant aux aspirations de l'intersyndicale des agents de l'éducation », conclut-il.

 

Kamal Gamal

 


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