Le président de la République a regagné Moroni samedi dernier après une semaine à Paris sur invitation du président Macron. Et la question de l’île comorienne de Mayotte faisait partie des points abordés lors de cette visite. Le Comité Maoré estime que l’accord cadre signé entre les deux parties ne fait que renforcer les effets du Visa Balladur.
Le président Azali Assoumani se trouvait à Paris depuis le 22 Juillet sur invitation du président Emanuel Macron. Par cette occasion, un accord cadre a été signé entre les deux ministres des affaires étrangères à savoir Soeuf Mohamed Elamine et Jean Yves Le Drian. Et la question de l’île comorienne de Mayotte avait occupé une très grande place dans les discussions. Lutte contre « les trafics humains » et la mise en œuvre d’un plan de coopération franco-comorien pour la lutte contre les départs irréguliers d’embarcation vers Mayotte ont attiré l’attention des comoriens. Le Comité Maoré estime que la visite officielle du président Azali Assoumani à Paris a ouvert une nouvelle séquence de danse au bal masqué Franco-Comorien et que cette fois-ci, la musique a débuté difficilement.
« L’utilisation des termes tels que « immigration clandestine » (en parlant de comoriens allant vers Mayotte), « trafics d’êtres humains » et surtout l’appellation « île d’origine » (au lieu d’un pays unique dont nous sommes tous originaires) nous laisse dire que cet épisode n’a pas connu une intervention adéquate des dirigeants comoriens et nous ne tarderons pas à connaitre pourquoi », lit-on dans une déclaration du Comité Maoré. Le Comité Maoré montre qu’il n’est pas réfractaire au changement mais plutôt à l’idée de donner carte blanche au Visa Balladur de continuer à tuer de Milliers de personnes. « L’accord-cadre signé ne fait que renforcer les effets du Visa Balladur », ajoute la déclaration, tout en montrant que l’accord ouvre la porte pour « la réintégration de la l'île comorienne de Mayotte dans la COI et viole ainsi l’intégrité de notre territoire qui est un est indivisible. Mayotte faisant partie intégrante de l'Union des Comores »
Lors de la visite du président à Paris, la question de l'appartenance de Mayotte restait un point de "désaccord" entre la France et l'Union des Comores lors d'une conférence de presse avec son homologue comorien Azali Assoumani. Le Comité Maoré montre en retour qu’au terme de la rencontre entre les deux présidents, tous deux au posture bien à l’aise, les deux parties n’ont pas pu cacher leurs inquiétudes, celle de parler, devant les medias du monde, de l’ile Comorienne de Mayotte au regard du droit international, d’une part, et de ce qui découle du document cadre signé quelques heures avant, d’autre part. « Rien n’a changé ! Comme l’on pouvait s’y attendre, les annonces budgétaires se sont invitées à l’Elysée. Le président Macron comme tous ses prédécesseurs a fustigé des cadeaux à moquer, le délai de 3 ans sous conditions en est la parfaite illustration puisqu’il sait parfaitement irréalisable (…) », poursuit-il. Dans leur déclaration, le Comité Maoré est d’avis que les conditions de la France sont plus qu’indécentes. Il fustige l’idée de laisser une place à l’ile sœur de Maoré de siéger sur la scène politique régionale ou bien accueillir des radars à Anjouan pour contrôler des traversées d’une île à une autre par les français. Le Comite Maore lance un appel à toute la société civile pour se concerter et se prononcer en conséquence.
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