La Gazette

des Comores

Politique / Cinq partis créent une alliance contre les « dérives anti-démocratiques »

Politique / Cinq partis créent une alliance contre les « dérives anti-démocratiques » © : HZK-LGDC

Alors que le gouvernement campe sur sa position d’organiser un référendum de révision constitutionnelle, l’opposition grossit ses rangs et durcit le ton. Dans un communiqué conjoint, des partis qui ne s'étaient jusque ici pas prononcés, ont exhorté le chef de l'Etat à « reconsidérer sa position ».


A l'approche de la campagne autour du référendum, le camp de la mouvance présidentielle et ses alliés multiplient les rencontres. Au même moment, les forces d’opposition s’élargissent. Après l’Union de l’opposition qui compte des grandes figures de la scène politique dont Mohamed Ali Soilihi, Mouigni Baraka et l’ancien président Ahmed Abdallah M. Sambi, le mouvement «Amani Ya Comores» autour du gouverneur, Hassani Hamadi, voit le jour.

 

« Nous sommes de l’opposition », a d'emblée lancé Said Abbasse Dahalane, président du Mouroua. Le mouvement est né après le constat amer des partis sur le climat politique du pays. Des cadres du pays et de la classe politique, à l’instar de Mohamed Said Fazul, Abdourahim Said Bacar, Mahamoud Ahmed Abdallah et Hassane Harouna, jugent la situation inquiétante. Amani Ya Comores (la Paix pour les Comores) réunit le Cran de Hassani Hamadi, Mdc de Mahamoud A. Abdallah, Mouroua de Said Abbasse, Psn de Houlam et l’Undc de Mohamed Fazul.

 

« Nous appelons le président de la République à reconsidérer sa position », ont déclaré les représentants des partis lors d'un point de presse, hier lundi. Dénonçant le climat d’insécurité orchestré par le régime en place, le mouvement appelle ce dernier à respecter les libertés individuelles, l’Etat de droit et la démocratie. Et pour cela, Amani ya Comores dit soutenir fermement la déclaration du gouverneur de Ngazidja et de l’Union de l’Opposition appelant à « la restauration immédiate de l’ordre constitutionnel ».

 

Pour ce qui est du référendum, le nouveau mouvement dit qu' « il est dans les prérogatives et les compétences du président de l’organiser si ce dernier juge nécessaire mais en tenant compte des institutions compétentes pour la fiabilité ». La demande est la même: « pas de referendum sans le rétablissement de la Cour Constitutionnelle ». Le mouvement s’indigne de la situation politico-sociale qui continue « à se dégrader de manière accélérée », des décisions du chef de l’Etat qui ont pour « effet de démolir des institutions clés et régulatrices de la vie démocratique du pays ». « Un tel climat d’insécurité disloque l’unité nationale, fragilisée par la vulnérabilité de notre Etat qui prend clairement une tournure clanique », lit-on dans une déclaration collective du mouvement.

 

Pour convaincre l’opinion, le mouvement dit lancer un « vibrant appel aux forces vives de la Nation, à tous les démocrates, les partis politiques, la société civile, les personnalités de tout horizon » à se joindre afin de protéger la paix, acquérir la démocratie en «s'opposant à un référendum qui ne remplit pas les conditions légales ».

 

A.O Yazid

 


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