La Gazette

des Comores

Politique / Au lendemain de la fête, l’opposition est montée au créneau

Politique / Au lendemain de la fête, l’opposition est montée au créneau © : HZK-LGDC

Dans un point de presse tenue à Ikoni, au lendemain de la 43eme fête nationale, l’Union de l’opposition s’est exprimée sur l’actualité politique. Ali Mhadji, Dr Toihir et Mmadi Ali, n’ont pas du tout apprécié les deux discours à savoir celui du Mufti et celui du chef de l’Etat.


Apres avoir présenté à la population leurs veux pour la 43eme fête de l’indépendance, le député Ali Mhadji, au nom de l’opposition, a répondu au discours du chef de l’Etat prononcé à Beit-Salam vendredi 6 juillet dans l’après midi. Pour le député de Hambu, le discours du chef de l’Etat ne reflète pas la carrure d’homme d’Etat s’exprimant en tant que président de la république. M. Mhadji n’a pas du tout compris pourquoi Azali a déclaré vouloir aller jusqu’au au bout de son projet de référendum, « à un moment où tout le monde appelle à la paix, lui et son Mufti tiennent un discours belligérant », ajoute-t-il.

 

Toutefois, Ali Mhadji salue l’intervention du ministre des affaires étrangères. « Je me demande si Soeuf Elamine consulte son chef avant de se prononcer », s’interroge-t-il, avant de s’expliquer, puisque le Ministre a implicitement reconnu les recommandations de l’Union africaine pour une suspension du processus référendaire. Pour lui, la sortie de la réaction de la communauté internationale justifie que « nous sommes écoutés ».

 

Récemment, des délégations sont arrivées en Union des Comores. Dr Toihir se félicite de ces visites et surtout des résultats qui en sont sortis. « Nous sommes optimistes que le monde est conscient des troubles que le pouvoir veut semer dans notre pays, et je me demande pourquoi le silence des Ulemas », dit-il. Ce prêcheur de la mosquée du Mitsoudjé, ville natale du chef de l’Etat, appelle les autres Oulémas du pays à prendre les micros, pour prêcher la paix comme l’a souhaité le notable Said Hassane Said Hachime. « Mais sans la cour constitutionnelle, il n’y aura pas de vote » affirme-t-il.

 

Une position défendue par l’ancien ministre Mmadi Ali, qui s’inquiète que la 43ème fête nationale a eu lieu « sans la présence de nos deux anciens chefs d’Etat qui sont en vie ». D’après lui, cela, n'a pas du tout honoré le pays. Azali a préféré qu’il soit seul à la tribune officielle. Cela montre un deuil national », lance Mmadi Ali qui salue au passage les décisions prises par le gouverneur et le vice président de Ngazidja.

 

Ibnou M. Abdou

 


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