Le secrétaire général du parti Juwa, Ahmed Hassane El Barwane, a été reçu hier lundi en audience par le président de la République. La réception à Beit-Salam du chef du principal parti d'opposition est un signal fort en cette période marquée par de fortes tentions politiques.
La rencontre entre le président de la République et le leader du principal parti d'opposition était inédite; les circonstances aussi. Et quand l'initiative vient du chef de l'État lui même, il y a de quoi surprendre l’opinion publique, dans un pays où l’on peut encore espérer voir un pouvoir républicain s’entretenir avec une opposition républicaine. En tout cas, c’est la première rencontre du genre depuis que le parti Juwa a quitté le gouvernement du président Azali en juillet dernier, après avoir contribué à son élection en avril 2016.
D'après Beit-Salam, l'entretien entre les deux personnalités a duré plus d'une heure et demie et portait sur plusieurs sujets d’actualité nationale, notamment les assises nationales prévues de se dérouler du 5 au 12 février 2018.
« Cette première rencontre entre les deux hommes depuis que M. Barwane occupe le poste de Secrétaire Général du Juwa a été l'occasion pour eux d'aborder la problématique de la Cour Constitutionnelle et la commission anti-corruption entre autres », lit-on dans un communiqué publié par Beit-Salam à la sortie de l’audience.
M. Barwane aurait émis le souhait, dans le cadre des concertations approfondies, de voire se tenie des assises inclusives. Le secrétaire général du parti de l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi ne fermerait pas totalement la porte des négociations, toujours selon Beit-Sam. A noter que c'est le seul parti légalement reconnu par la loi qui n'est pas représenté au sein du Cpan (Comité de pilotage des assises nationales) si l’on tient compte du dernier décret publié par le président.
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC