Le Front uni pour la défense des Droits de l’Homme, les partis de l’union de l’opposition et les associations de la société civile soussignés, dénoncent avec la plus grande vigueur l’empêchement de voyager dont a été victime le secrétaire-général du parti Juwa, Ahmed Hassane Barwane. Ce dernier reste convaincu que cette décision du ministère de l’intérieur va à l’encontre des libertés fondamentales.
« Cette grave atteinte sans motif légal de la liberté d’aller et de venir, bafouant ainsi une liberté fondamentale garantie par la Constitution et les conventions internationales des Libertés publiques signées par les Comores, sous le motif fallacieux d’un banal contrôle de devises que l’intéressé porterait sur lui, consacre aux yeux de tous, le régime du coup d’Etat de nouveau perpétré par le colonel Azali Assoumani », lit-on dans un communiqué daté du 23 avril dernier.
Le Front uni pour la défense des Droits de l’Homme, les partis de l’union de l’opposition et les associations de la société civile soussignés disent leur inquiétude suite aux derniers événements, notamment « la liquidation » de la Cour constitutionnelle. « On aura tout vu! Des arrestations arbitraires et des tortures, les multiples atteintes à la liberté d’expression, l’interdiction des réunions et des meetings politiques, et, aujourd’hui, l’interdiction de voyager du secrétaire-général du JUWA pour honorer des rendez-vous politiques à Addis-Abeba. C’est trop», poursuit-il.
Le Front uni pour la défense des Droits de l’Homme, les partis de l’union de l’opposition et les associations de la société civile signataires, appellent le peuple et les organisations politiques et civiles à la résistance citoyenne pour arrêter les dérives d’une "dictature" désormais en marche.
Mohamed Youssouf
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