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des Comores

Politique / 40 élus de la Nation rejettent les conclusions des Assises nationales

Politique / 40 élus de la Nation rejettent les conclusions des Assises nationales © : HZK-LGDC

C'est à travers un mémorandum datant du 23 avril dernier que 40 élus de la Nation ont dit s'opposer aux conclusions des Assises nationales. Les signataires projettent de porter l'affaire devant la communauté internationale.


Le 23 avril dernier, dénonçant la violation de la Constitution comorienne par le pouvoir en place, des élus ont signé un mémorandum pour dire leur opposition aux conclusions des assises nationales censées faire le bilan des 42 ans d'indépendance du pays et proposer des recommandations. Devant la presse hier mardi, des députés de l'Assemblée nationale ont annoncé que des élus de la Nation, députés et conseillers des trois îles, toutes tendances confondues, ont signé un mémorandum autour des Assises nationales tenues en février 2018.

D’après un communiqué dont La Gazette s'est procurée une copie, ce mémorandum a été signé par près de 40 députés. Le document fait un bref rappel historique de l’évolution constitutionnelle des Comores qui a toujours été basée sur le fédéralisme. « Le mémorandum rappelle que le cadre institutionnel actuel issu de l’accord-cadre de Fomboni du 17 février 2001 a été le fruit de longues et pénibles négociations sous l’égide de la communauté internationale et qu'à ce titre, aucun régime ne peut s’arroger le droit d’y mettre fin sans un véritable consensus national », a dénoncé Mohamed Bacar Dossar.

Le député Ali Mhadji de la Crc-M ajoute que ce mémorandum sera envoyé à la communauté internationale notamment aux Nations Unies afin de leur faire part de la situation qui prévaut en Union des Comores. D’après lui, ces députés s’opposent résolument à toute démarche partisane précipitée, visant à engager une réforme constitutionnelle radicale sans un véritable consensus de toutes les forces vives de la nation.

Les signataires de ce mémorandum estiment que les accords de Fomboni ne peuvent être rompus unilatéralement du seul fait d’un régime puisque, « la communauté internationale s’est portée garant de ces accords mais aussi ont engagé toute la Nation », lit-on dans un communiqué signé le 23 avril 2018 par les élus de la nation qui estiment également que les assises nationales n’ont pas réussi à instaurer un véritable dialogue national inclusif. Et le député Tocha Djohar de conclure que toutes les chancelleries qui se trouvent dans le pays vont recevoir une copie ainsi que le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine à Addis Abeba.

Ibnou M. Abdou


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