Lors de son interview en date du jeudi 10 Janvier, diffusée sur l’Office de Radio et Télévision des Comores (ORTC) le dimanche 13 janvier et publiée sur Al-Watwan le lundi 14 janvier, le Président de la République a évoqué un possible blocage des réseaux sociaux. Répondant à la question du journaliste d’Al-Watwan, Ibrahim Saandi Kemba, sur les réseaux sociaux, Azali Assoumani pense que l’utilité des nouvelles technologies doit s’adapter avec « la culture et l’éducation » comorienne. « C’est un sujet que nous, tous, devons nous intéresser et nous préoccuper », a-t-il répondu.
Pour le Président, plusieurs solutions sont à préconiser. Citant l’exemple de certains pays Azali Assoumani pense à une solution rapide et inclusive. Va-t-il demander que l’on bloque l’internet ? Y’a-t-il une loi qui l’autorise ? Il est à rappeler qu’il y a une période où les citoyens comoriens n’avaient pas accès à tous les sites tels Skype et Facebook pour des raisons techniques. Le chef du département des crimes organisés de la police nationale, le commissaire Aboubacar Ahmed Mzé avait expliqué lors d’une rencontre en Octobre dernier que pour lutter contre la cybercriminalité, le pays se doit de « mettre en place une plateforme de surveillance qui permettrait de localiser les hacker en temps réel ».
Joint au téléphone, pour expliquer sur un possible blocage, dans son point de vue, le commissaire explique qu’il n’est pas nécessaire de le faire. Selon lui, il est préférable d’instaurer une agence de filtrage pour plus de sécurité dans les réseaux sociaux. « La meilleure solution c’est de contrôler mais pas de bloquer », a-t-il précisé. En fervent technicien, ce dernier précise que les opérateurs avec l’aide des personnes compétentes doivent travailler en symbiose notamment sur la mise en place d’une agence de surveillance et de sécurité.
« L’internet contribue aujourd’hui à la réduction des couts en communication. On ne doit pas ou ne peut pas le bloquer sinon on reviendra dans les périodes anciennes », a-t-il expliqué avant de démontrer qu’un projet d’installation d’une agence de surveillance, soumis aux autorités, devait voir le jour dans les plus « brefs délais ».
Pour rappel, le blocage d’internet est devenu monnaie courante dans le monde d’aujourd’hui. Certains dans un cadre légal et d’autres pour lutter contre les agissements « anti-démocratiques ». Les derniers évènements de blocage d’internet en date sont ceux de la République Démocratique de (RDC). Depuis le 31 décembre dernier, sur demande du gouvernement, le régulateur des TICs avait demandé aux opérateurs de bloquer les réseaux sociaux pour protéger contre la divulgation de faux résultats à l’approche des élections, mais dans un cadre légal.
A.O Yazid
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