Le président de l’assemblée nationale a ouvert ce vendredi les travaux de la deuxième session ordinaire de l'année. Une session budgétaire qui s'ouvre dans un contexte particulier. A un moment où le gouvernement annonce vouloir se serrer la ceinture et augmenter les recettes fiscales de l'État.
Le président de l'assemblée nationale Dr Abdou Ousseni a présidé ce vendredi l'ouverture des travaux de la deuxième session ordinaire de l'année. Une rentrée parlementaire exclusivement réservée à l'examen du projet de loi de finances pour l'exercice 2017 et qui s'annonce particulier à un moment où « les nouvelles autorités gouvernementales affirment avoir hérité d'une situation difficile au niveau des finances de l'État », dixit le président du perchoir du palais de Hamramba.
Abdou Ousseni qui dit avoir été informé par le même gouvernement de son intention de vouloir s'imposer des mesures d'austérité avec la réduction des dépenses courantes, notamment salariales et augmenter d'autre part les recettes fiscales de l'État. Des mesures qui, dit-il, rentrent dans le cadre de la mise œuvre d'un programme de référence pour une période de six mois, avec l’appui du Fonds monétaire international.
« Dans ce contexte, je voudrais recommander à la commission des finances de notre assemblée, à l'assemble des députés et des techniciens assistants parlementaires de travailler comme d'habitude avec dévouement et loyauté, au regard des grand enjeux actuels et à venir pour notre pays et notre peuple que nous avons l'honneur de représenter », a-t-il indiqué.
Le président de l'assemblée qui souhaite d'après-lui, une loi des finances source de progrès économique et social. Une loi dit-il, qui conciliera les objectifs de recettes fiscales et d'assainissement budgétaire avec les exigences de justice, d'équité et de solidarité ainsi que les exigences des partenaires internationaux avec la nécessité de préserver les acquis sociaux.
Les mesures prises par les nouvelles autorités pour alléger le quotidien des citoyens ne sont pas passés inaperçues aux yeux du locataire du Palais du peuple qui juge qu' « elles ont été globalement salutaires, malgré les velléités de résistance à leur application ». Autres motifs de satisfaction, la baisse des frais d'inscription à l'université des Comores, la tenue de la sixième conférence nationale de l'éducation, la revue des conditions financières et matérielles du pèlerinage ainsi que la mise en place d'un cadre de concertation entre gouvernement de l'Union et Exécutifs des îles autonomes. « Il faut encourager cet état d'esprit qui privilégie le dialogue à l'affrontement engendré habituellement par les conflits de compétence », a-t-il déclaré.
Il faut noter qu'outre l'examen du budget, les parlementaires vont se pencher sur quatre propositions de loi et une résolution. Notamment la proposition de loi abrogeant la loi portant statut de la CAMUC (Centrale d’achat des médicaments en Union des Comores) déposée par le député Tocha Djohar, ainsi que la proposition de résolution sur l'affaire Branda le présumé violeur forcené lynché à Anjouan par une foule surexcitée. Une proposition déposée par le député Dhilkamal.
Maoulida Mbaé
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC