La Gazette

des Comores

Ouverture controversée de la session d’avril de l’Assemblée nationale / Le Conseil de l’île de Ngazidja menace de boycotter la session

Ouverture controversée de la session d’avril de l’Assemblée nationale / Le Conseil de l’île de Ngazidja menace de boycotter la session © : HZK-LGDC

Le vice-président du Conseil de l’île de Ngazidja menace de saboter l’ouverture de la session d’avril de l’Assemblée de l’Union. Dans une conférence de presse tenue hier dans la capitale, Miftahou Athoumane a déclaré qu'il en sera ainsi si le président de ladite institution ne prend pas en considérations les nouveaux élus devant représenter le Conseil au Parlement. Les hautes autorités auraient déjà été informées sur cette crise les opposant au parlement fédéral.


Les élus du Conseil de l’île de Ngazidja se sont rencontrés mercredi dernier pour étudier le cas des 3 députés devant représenter l’institution à l’Assemblée de l’Union. De manière unanime, ils ont déclaré avoir été surpris de la décision du président Abdou Ousseini, qui a rejeté la liste envoyée par le Conseil de l’île. Après concertation, les 23 élus se sont mis d’accord pour adresser un courrier au président de la République, à la Cour suprême et au ministre de l’Intérieur pour montrer la gravité de la décision du président de l’Assemblée nationale.

 

Face à cette situation, le Conseil de l’île menace de saboter l’ouverture de la première session ordinaire de l’Assemblée de l’Union si les nouveaux élus ne sont pas pris en considération par le Parlement. « Les votes effectués au Conseil de l’île ne demandent en aucun cas la validation de la Cour constitutionnelle. Depuis leur élection, ils sont devenus des députés et peuvent exercer leur mandat jusqu’à un éventuel recours, s’il y en a. A moins que l’Assemblée Nationale se substitue à la Cour constitutionnelle, déclare Miftahou Athoumane, le vice-président du Conseil de l’île.

 

Et si ce vendredi les nouveaux élus ne sont pas annoncés, on va saboter la session!». Le Conseil de l’île de Ngazidja se demande pourquoi le Parlement ne veut pas de cette nouvelle liste, insistant plutôt pour "refaire les votes ou bien garder les mêmes conseillers de l’an dernier". Le vice-président du Conseil de l’île a déclaré qu’il n’avait pas d’ordre à recevoir du président de l’Assemblée. « Faire un autre vote, c’est quasiment impossible! Abdou Ousseini ne peut pas diriger l’Assemblée de l’Union et le Conseil de l’île de Ngazidja. Il doit se soumettre à notre décision! », fustige-il.

 

L'ouverture de la session d’avril s'annonce donc tendue. Le président de l’Assemblée aurait annoncé que les 3 élus de Ngazidja et des 3 de Ndzouani ne siégeront pas lors de cette ouverture. Une annonce qui a suscité de vives réactions du Conseil: « C’est du bluff! Je ne pense pas que le président de l’Assemblée fera une chose pareille. C’est une tentative de diversion pour voir comment les gens vont réagir », avance-t-il, avant d’ajouter que « ce qui vient de se produire, c’est un coup contre l’Etat. Le président de la République doit prendre en urgence ses responsabilités » en tant que garant du fonctionnement des institutions. Le président du Conseil de l’île appelle lui le président du parlement à appliquer les textes afin de préserver la paix et la stabilité dans le pays.

 

Mohamed Youssouf

 

 


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