Le Conseil National de Transition, l’Union de l’opposition, le Mouvement du 17 février, le CCED ont signé une résolution le 16 septembre dernier. Celle-ci appelle à la tenue prochaine « d’un congrès national de la transition ». La date n’a pas été précisée mais il semblerait que ledit congrès se tiendra à Lyon, en France, le 06 octobre prochain. Les organisations signataires du document se disent engagées à « renforcer les actions populaires pour une convergence des luttes en vue du départ immédiat » de l’actuel locataire de Beit Salam.
Elles disent également rejeter de manière catégorique « la loi d’habilitation portant sur l’organisation des élections législatives, en exigeant le respect préalable et absolue des lois organiques, ainsi que le droit de vote et d’éligibilité des comoriens de la diaspora, conformément à l’égalité constitutionnelle de tous les citoyens ».
En fait, ces organisations ont rédigé cette résolution commune face à « la détérioration totale du climat politique, social et économique depuis les assises nationales détournées de leur objectif par le pouvoir du Colonel Azali ».
Elles estiment que l’appareil judiciaire et l’armée ne servent que « les intérêts d’un homme et de son régime ». Y sont également passés, le référendum constitutionnel du 30 juillet, toujours contesté par l’opposition, « le hold-up » électoral du 24 mars 2019 et du 21 avril et « la répression qui en a suivi ayant entrainé des morts, des blessés, des guet-apens de personnalités et prisonniers politiques forcées à quitter le pays ».
L’opposition rumine son amertume, rejette de « toutes ses forces », les différents scrutins ayant eu lieu dans le pays depuis 2018. Ne reconnaît toujours pas Azali Assoumani comme le président de l’Union des Comores. Agite le spectre du séparatisme. Mais jusqu’à présent, à l’exception notable de la diaspora, elle n’a toujours pas su montrer ses muscles si tant est qu’elle en possède. Aucune manifestation d’envergure n’a eu lieu sur le territoire national depuis mars dernier. Les déclarations se suivent et se ressemblent, tout comme les résolutions. Démontrant sans doute, l’incapacité qu’elle a, à s’entendre mais surtout à s’organiser, minée en interne par des luttes d’influence entre ses différents leaders, par l’absence criante de leadership et de stratégie efficiente.
AOY
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