Hier lundi, les commissaires de l’île autonome de Ngazidja ont tenté de rouvrir la Radio Ngazidja, une semaine après sa mise sous-scellée. Le dernier mot est revenu à la police nationale: des éléments du Groupe d’Intervention de la Police Nationale ont bloqué le passage vers la salle des machines.
Le feuilleton de la Radio Ngazidja continue. Fermée depuis plus de six jours, la station radio a reçu le soutien des commissaires de l’île autonome de Ngazidja qui ont tenté en vain d'annuler sa mise sous-scellée. Hier lundi dans la matinée, l’ensemble des commissaires s'est présenté avec une note du CNPA demandant la reprise des émissions de la radio mais aussi avec un avis de la Cour Suprême ordonnant les commissaires insulaires de continuer à assurer leurs missions. Des documents qui n'ont pas fait fléchir la police nationale.
« Montrez-moi votre mandat qui vous a permis de venir fermer la Radio Ngazidja », a lancé Moissili Mohamed Azir, commissaire à l’environnement de l’île de Ngazidja, visiblement exaspéré devant l'attitude des policiers. Après quoi, les éléments de la Police Nationale ont décidé de bloquer le passage aux Commissaires, leur bloquant ainsi l'accès aux salles des machines.
Une situation qui a eu le don d'irriter encore plus le directeur de cabinet de l’Exécutif. « Nous sommes dans une impasse! Hier, la haute juridiction nous a donnés raison et aujourd’hui, la police nationale nous empêche d'accéder à notre radio !». C’est la 4e fois que la station est successivement ouverte puis fermée. L’Exécutif de Ngazidja se demande d’où émane cette fameuse décision de "fermer la Radio Ngazidja", car selon le directeur de cabinet, chacun rejette les responsabilités à l'autre.
« On a échangé avec le ministre de l’Intérieur en charge de l’Information et son secrétaire d’Etat et chacun nie les faits. Qui a donc envoyé la police pour fermer la radio ?». Sur place, la tension était montée d’un cran. Des pourparlers ont été engagés entre les protagonistes mais 30 minutes plus tard, c’était au tour des commissaires de quitter les lieux. Et la police nationale de reprendre de nouveau le contrôle de la Radio Ngazidja. « Ça sera toujours comme ça... Cette radio ne sera pas ouverte tant qu’elle ne sera pas sous l’autorité du gouvernement central. C’est ce qu’on voit depuis le début de cette crise », a confié un employé de la radio. Au moment où nous mettions sous presse, la RTN n’émettait toujours pas.
Mohamed Youssouf
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