La Gazette

des Comores

Municipales / Les (re)installations des conseils communaux, pas avant le mois de juin

Municipales / Les (re)installations des conseils communaux, pas avant le mois de juin © : HZK-LGDC

Après l’annulation de l’installation du conseil communal par la Cour suprême, une décision qui est valable sur l’ensemble du territoire car c’est l’arrêté portant installation des conseils municipaux qui est mis en cause, la Commission électorale n’a pas encore fixé une nouvelle échéance pour la reprise et la poursuite des opérations d’installation. La crise de coronavirus perturbe le calendrier.


La Cour Suprême a annulé la semaine dernière le processus d’installation de la nouvelle municipalité de Moroni suite à une requête de la liste « Moroni pour Tous ». Il revient donc au ministère de l'intérieur en charge des élections de convoquer des élections en concertation avec les gouverneurs des îles. D'après le secrétaire général de la CENI, si l'on tient compte de la décision de la Cour suprême ayant invalidé les élections de la commune de Moroni, les élections doivent se refaire dans l’ensemble du territoire national. « Les élections doivent se refaire au niveau national et non à Moroni seulement. Mais tout cela relève du ministère en charge des élections », nous confie Said Mze Dafine interprétant la décision de la Cour.

 

À cause de la période de crise sanitaire qui n’épargne aucun secteur, aucune date n’est encore avancée par le ministère. « Les élections n’auront pas lieu avant le mois de juin », nous informe une source bien placée pour la concertation entre le ministère et les gouverneurs est un préalable. Sur ce point, la liste « Moroni pour tous » d’Aboul Fatah Said reste optimiste. « Nous attendons que le gouvernement organise un autre scrutin qui va permettre à un maire élu dans les règles de siéger avec ses adjoints », déclare le numéro 2 de Moroni Pour Tous, Abbas El-Had, conscient que la procédure d'organiser un autre scrutin sera un peu prolongée tenant compte du contexte lié au coronavirus.

 

Pour rappel, le 13 mai dernier, la Cour Suprême a invalidé l’installation du conseil communal de Moroni. Une décision qui annule directement l’arrêté du ministre de l'intérieur. Cette décision suspend de facto tous les effets antérieurs et postérieurs du document officiel, reproché d’être en violation avec le décret du 23 mars 2015.  En clair, les élections des maires qui ont été organisées en application de l'arrêté N°20-005/MIDATI/CAB du 12 mars 2020 sont annulées. Et pas qu’à Moroni.

 

Andjouza Abouheir

 


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