Les députés issus du parti rassemblement démocratique des Comores (clan Mouigni Baraka) envisagent de déposer une motion de défiance contre le ministre de l’intérieur qui a empêché le courant de l’ancien gouverneur de tenir un congrès.
RDC a un nouveau bureau exécutif élu à l’issue d’un congrès le 20 mai dernier. Avec à sa tête Hatim Nakib (alias Johnny), le bureau vient avec une « nouvelle » politique : celle de contribuer dans un esprit d’ouverture, tel que l’a annoncé, hier dans sa toute première rencontre avec la presse, Johnny. Ce dernier veut rompre avec les « insultes » et autres calomnies aux dirigeants car, selon ses propres termes, les comoriens attendent que chacun apporte sa pierre.
Le Rdc revient sur le congrès boycotté par le ministère de l’intérieur, le 20 mai au foyer des femmes de Moroni. « Le parti Blanc a pu organiser son congrès récemment. Nous, on nous en empêche. Nos micros ont été débranchés », raconte le secrétaire exécutif pour qui « un tel acte ne peut pas être toléré ». Raison pour laquelle, poursuit-il, le parti a demandé à ses élus de Hamramba de déposer une « motion de défiance contre le ministre de l’intérieur. »
« Le RDC est plus que jamais décidé à défendre partout les valeurs universelles de liberté, de justice, de solidarité, d’humanisme, et de progrès. C’est ainsi qu’il entend combattre avec la plus grande fermeté toute tentative visant à museler l’opinion, à mettre en cause les acquis démocratiques enregistrés ces dernières années dans notre pays », lit-on dans un communiqué de ce parti qui considère que ces « obstacles politico-judiciaires » les encouragent à « œuvrer encore davantage » pour l’Etat de droit.
Dans cette même lancée, le Rdc veut devenir une « grande organisation démocratique forte » où toutes les bonnes volontés, toutes les intelligences du pays peuvent se retrouver pour bâtir ensemble une nation libre et prospère. Le nouveau secrétaire appelle le parti Rdr, les membres fondateurs, à se « rapprocher davantage » du Rdc afin de « mieux conduire le parti » sous une nouvelle dynamique.
Dans son communiqué, le Rdc dit ne pas pouvoir rester « indifférent face à la grave menace que constitue la fermeture des établissements d’enseignement public », et lance donc « un vibrant appel aux autorités pour qu’elles prennent la mesure de ce désastre et trouvent rapidement une solution satisfaisante à ce problème afin d’écarter le spectre d’une année blanche qui se profile déjà à l’horizon ».
Toufé Maecha
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KARIHILA Mohamed:
28/05/2017 à 12:50 PM
Je ne suis ni membre, ni sympathisant du Parti RDC, seulement je trouve inacceptable qu'un ministre de l'intérieur puisse interdire un parti politique de tenir son congrès pour la simple raison que ce parti est dans l'opposition du pouvoir actuel. Ces pratiques relèvent d'un autre monde révolu depuis des lustres. Il serait utile que le parti RDC demande au ministre de l'éducation actuel ce qu'il a fait avec ses anciens amis du Front Démocratique ce qu'ils ont fait pour imposer leur parti contre le bon vouloir des mercenaires et du UDZIMA de Ahmed Aballah (paix à son âme).