Les conseillers de l’île de Ngazidja opposés à la motion de censure déposée contre l’Exécutif de l’île envisagent de porter plainte au tribunal administratif pour « détournement de signature ». C'est ce qu'ils ont en substance déclaré au cours d'une conférence de presse tenue hier jeudi dans un restaurent de la place.
Les conseillers qui se sont opposés à la motion de censure déposée contre l’Exécutif de l'île de Ngazidja n’écartent pas l'idée de porter plainte auprès du tribunal administratif contre un détournement supposé de signature.
Le conseiller Mohamed Msaidié n'y va pas par quatre chemins pour accuser le groupe favorable à la motion d'avoir détourné le projet de motion initiale. « La motion de censure qui a été présentée est complètement différente de celle sur laquelle nous avons apposé nos 23 signatures », a-t-il soutenu. L'élu de Mbadjini Ngouegwé continue à nier qu'il y a eu vote en ce qui concerne la motion de censure. Pourtant le président du conseil assure qu'elle a obtenu 16 voix pour sur les 23 élus du conseil de l'île.
Même réaction pour le conseiller Mohamed Rafiou pour qui « la liberté fondamentale notamment la liberté d'expression a été bafouée ». Tout comme son frère d’hémicycle Mohamed Msaidié, cet élu de la région de Dimani persiste et signe que le vote n'a pas eu lieu. « La séance s'est déroulée dans la confusion totale avec des badauds qui ont envahi l’hémicycle. Dans ces conditions qui peut différencier le conseiller de celui qui ne l'était pas. Donc on ne peut pas nous parler de vote », a-t-il martelé.
Et lui de revenir sur leur position de principe que « tout vote devait être précédé par un débat ». Ce juriste de formation fait savoir que la motion a perdu sa raison d'être. D'après-lui, pour qu'une motion soit fondée, il fallait qu'il y ait une faute grave, notamment une trahison ou le piétinement de la constitution. Ce ne serait plus le cas à l'en croire, sur cette motion. Il rassure qu'ils ont les arguments à faire valoir à la Cour au cas où la motion serait signifiée à la haute cour. « C'est une question de procédure, dit-il, mais on ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué », a-t-il indiqué.
Interrogé sur le fait qu'il regrette sur l’accrochage qu'il a eu avec le président du conseil et dont certains médias l'accusent d'être à l'origine, l'intéressé dit ne pas regretter l'acte en tant qu'individu. Tout comme Mohamed Msaidié qui avoue avoir été à l'origine de l'incident qui a émaillée la séance plénière de mardi dernier.
Maoulida Mbaé
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.