Lors d’une conférence de presse, organisée dimanche dernier, les responsables du parti politique Naribarikishe ye Komor (NYK) ont annoncé la réélection du Mohamed Moutu à la tête du parti pour un mandat de quatre ans.
Le parti politique Naribarikishe Yi Komori (NYK), est créé en 2023 par Mohamed Fahar Eddine Moutui qui depuis a dirigé le parti NYK pour une période de trois ans. Devant la presse, Salim Youssouf Idjabou, secrétaire général adjoint du parti a rappelé les grandes lignes du programme adopté par les membres de cette jeune formation politique. Devant la presse, le secrétaire général a déclaré : « Nous avons organisé notre deuxième congrès à Mutsamudu du 8 au 9 août dernier. Un congrès pendant lequel nous avons élu les dirigeants de nos cinq fédérations. Notre parti dispose de cinq fédérations (Ngazidja, Ndzouani, Mwali, Mayotte et la fédération internationale). A l’issue des élections, Aboubacar Halifa est élu dirigeant de la fédération de Ngazidja, Rahmatou Ridjal pour celle de Ndzouani, Adamo pour celle de Mwali, Nadhoim pour celle de Mayotte et Dr Ousseini Youssouf secrétaire général de la fédération internationale.
Et de poursuivre : « Nous avons profité de ce congrès pour changer la couleur de notre logo et prolonger aussi le mandat des dirigeants de notre parti. La durée est passée de trois à quatre ans. C’est la raison pour laquelle Moutu doit encore diriger le parti jusqu’en 2027 ». Il faut préciser que le parti NYK prône un modèle de développement basé sur la gestion des ressources publiques et l’efficacité de l’action publique. Il propose une vision globale basée sur la transformation politique du pays. Et parmi, ses priorités on peut citer la reconstruction de l’État et l’amélioration de la gouvernance publique, la relance de l’économie productive et de l’emploi, le développement du capital humain à travers l’éducation, la santé et la formation, et la modernisation des infrastructures.
Présent à la conférence, Mohamed Moutu réélu a regretté : « Le pays est conscient de la manière dont nous sommes dirigés. Offrir un emploi ou encore renouveler l’infrastructure terrestre ne signifie un développement du pays. Il faut trouver un moyen de redonner espoir aux jeunes, créer l’avenir et par là peut-être nos frères mahorais reviendront vers nous. Car sans un développement palpable, l’île sœur de Mayotte ne reviendra pas… ». Et de poursuivre qu’il faut aller vers une transition numérique et écologique et renforcer la cohésion nationale. Ce parti veut proposer une trajectoire de développement crédible, fondée sur les réalités du pays.
Kamal Gamal
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