Comme dans ses habitudes, le chef de l’Union de l’Opposition, Mohamed Ali Soilih doit se rendre au tribunal de Moroni pour pointer à chaque samedi. A la grande surprise, le juge en charge de son dossier lui a signifié qu’il ne « pouvait pas prendre contact avec l’ancien ministre Nourdine Bourhane ou bien l’ancien président, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi ». Il lui a signifié aussi qu’il ne peut en aucun cas sortir de sa résidence sans une autorisation du juge d’instruction. Et enfin, l’ancien candidat aux élections présidentielles de 2016, a été interdit de se rendre dans des manifestations publiques ou bien animer des conférences de presse.
Une résidence surveillée qui ne dit pas son nom. Joint par La Gazette des Comores des Comores, Ibrahim Abdourazak alias Razida parle d’une décision arbitraire. « Il n’était pas prévu que le chef de l’Union de l’opposition soit entendu samedi dernier devant le juge Aliamani. Ce qui a été fait, n’est qu’une décision purement politique suite à ses sorties de ces derniers temps », déclare-t-il. Malgré cette décision, l’Union de l’Opposition persiste et signe que « Mamadou est et restera le chef de l’Union de l’Opposition ».
Pour rappel, Mohamed Ali Soilih est placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de l’affaire du programme de citoyenneté économique, comme d’autres hautes personnalités politiques proches de l’opposition dont les anciens président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi et Ikililou Dhoinine.
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