Le haut représentant de l’Union Africaine (UA) a quitté Moroni dimanche dernier. Ramtane Lamamra a proposé une série de mesures aux parties prenantes pour apaiser et assainir le climat politique.
Le haut représentant de l’Union Africaine dépêché à Moroni par le président de la commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat a quitté la capitale avant-hier. Dès son arrivée dans le pays, l’émissaire de l’UA a rencontré les différentes parties de l'échiquier politique du pays, ceci dans le but de dénouer la crise politique qui secoue les Comores depuis plusieurs mois. « Contre toute attente, les uns et les autres ont décidé de parvenir à une subordination des rapprochements de points de vue », a confié Lamamra.
Dans cette optique, l’ordre du jour a été discuté de façon consensuelle et portait sur plusieurs questions notamment « le respect du droit de manifester, de réunion et d’expression et de la liberté de presse écrite et radio, réactivation de la commission nationale des droits de l’homme par le renouvellement de son bureau, mise en place d’un cadre de concertation sur les question relatives à l’autonomie des îles entre l’Union et les entités insulaires ».
L'opposition a principalement axé ses requêtes sur le cas des détenus politiques. Raison pour laquelle les mesures d'apaisement portent également sur un « réexamen favorable des situations des personnes inculpées dans les affaires liées au contexte politique en attendant la fin de l’instruction puis l’opportunité du processus en cours de levée de l’immunité des parlementaires ainsi que l’assouplissement des mesures administratives frappant certaines personnalités en ce qui concerne leur circulation entre les iles ».
Confiant, le haut représentant de l’Union Africaine a quitté le sol comorien avec l’idée de trouver une solution aux problèmes politiques, ceci malgré le « non-consentement de l’opposition sur les élections présidentielles anticipées ». Un point qui figure également à l’ordre du jour selon l’émissaire panafricain. Une visite qui a quelque part porté ses fruits puisqu'après le départ de Lamamra, une structure a été mise en place pour permettre aux parties concernées d'établir le dialogue. Une structure qui sera co-présidée par deux membres appartenant à la mouvance présidentielle et l’opposition.
Kamal Gamal (stagiaire)
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC