La Gazette

des Comores

Mesures d’apaisement « Distinguer les mesures administratives des mesures judiciaires »

Mesures d’apaisement  « Distinguer les mesures administratives des mesures judiciaires » © : HZK-LGDC

Peu après la rencontre entre le président de la république et les leaders de l’Union de l’opposition, le directeur de cabinet en charge de la défense s’est adressé à la presse. Il a, au cours de cet entretien avec la presse, fait état de la possible abrogation de « l’arrêté Barwane », brandi jusqu’ici par le pouvoir en place pour interdire toute manifestation et autres rassemblements publics.


Le premier collaborateur du Chef de l’Etat, Youssoufa Mohamed, a fait une déclaration à la presse à la fin de l’entrevue à laquelle il a pris part, entre le président de la république et l’Union de l’opposition. Donnant le ton, il a précisé que les mesures d’apaisement qui regroupent pêle-mêle, les libertés publiques et individuelles, le réexamen de la situation des détenus « dits politiques » comportent une clarification: « Nous devons distinguer les mesures administratives des mesures judiciaires ». Et de préciser, « l’arrêté Barwane qui interdisait les manifestations fait partie des mesures administratives, celui-ci sera abrogé mais il faut par contre que les organisateurs de rassemblements s’engagent à payer tout dégât qui surviendra ».

 

La question des élections s’est encore une fois invitée dans les discussions. Le processus électoral sera-t-il suspendu le temps que les travaux s’achèvent ? « Personne n’en a fait état et d’ailleurs, c’est limpide, la Constitution nous donne une échéance d’un an maximum pour organiser les élections présidentielles et gubernatoriales, afin de mettre en place de nouvelles institutions», a répondu, le directeur de cabinet en charge de la défense.

 

Et avec cette question, celle relative à la sécurisation des élections. « La Commission Electorale Nationale Indépendante a été créée par une loi, celle-ci n’a pas été abrogée, les institutions en charge des scrutins existent déjà, maintenant ce sera à nous de voir si nous allons faire appel à des observateurs internationaux ». Il a par ailleurs rappelé « que ces institutions existaient déjà lors des dernières présidentielles, et le candidat Azali Assoumani était à l’époque dans l’opposition ».

 

Fsy

 


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