Idriss Mohamed Chanfi s’est invité dans l’actualité de ces derniers jours et s’est attardé sur la question de Mayotte. Il constate que des pays proches du nôtre se sont résolus à considérer que Mayotte est française.
Malheureusement la question s’invite dans l’actualité. Et Idriss Mohamed Chanfi s’adresse principalement au président Azali Assoumani. Selon lui, ces derniers mois, on a constaté amèrement que des pays proches du nôtre se sont résolus à considérer que Mayotte est française. « La Tanzanie, le berceau de la lutte pour l’indépendance des Comores, le pays qui a envoyé ses militaires dans la bataille contre le séparatiste Mohamed Bacar qui avait pris Anjouan en otage, cette Tanzanie - là traite Mayotte comme une terre française en acceptant d’aller y signer des accords avec la France », dit-il. Et de poursuivre : « Madagascar, la grande île avec laquelle nous sommes si proches, Madagascar avec laquelle nous menons un combat similaire pour l’intégrité territoriale contre le même pays a reconnu officiellement que Mayotte est française. L’île comorienne possède désormais une représentation propre au sein de l’ambassade de France à Madagascar et multiplie les signatures d’accords avec le "département français" ».
Selon ce blogueur et militant du Comité Maore, des pays africains en l’occurrence le Rwanda et le Botswana seraient sur cette même longueur d’onde. Et c’est le silence total de l’Etat comorien en la matière. « A notre époque de la diplomatie de la menace, de la guerre, de la punition, la diplomatie comorienne n’a même pas émis une symbolique protestation publique quelconque. Quand on est un petit pays, peut-on se contenter uniquement de diplomatie sourde ou faut-il de temps en temps faire entendre sa voix en s’appuyant sur la force du droit et de la justice », se demande-t-il.
Cet activiste est revenu sur les jumelages entre Mamoudzou (Mayotte) et d’autres villes du pays : Tsidje, Mutsamudu, Fomboni. Et selon lui, Moroni et Mitsamiouli seraient sur la liste. » Quelle est la position des autorités comoriennes, en premier lieu du Chef de l’Etat, en la matière, s’interroge-t-il. Motus et bouche cousue ». Sur cette question, le citoyen Ahmed-Hachim Said Hassan a déposé lundi 25 juillet une requête auprès de la section de la cour constitutionnelle. Ce dernier demande un avis sur la constitutionnalité des accords de jumelage entre d’une part la commune de Mamoudzou(Mayotte), d’autre part le village de Tsidjé (Grand Comore) et Mutsamudu (Anjouan).
Dans sa conférence de presse de ce mardi, l’ancien ministre des affaires étrangères Fahmi Said Ibrahim s’est exprimé sur ce sujet. Il montre que « signer des accord de jumelage entre entité à l’intérieur d’un pays, c’est faisable. Mais le plus difficile est cette coopération entre Madagascar-Tanzanie avec Mayotte ». Comme il l’a toujours soutenu, l’ancien chef de la diplomatie comorienne estime que l’avenir des Comores ne se trouve pas dans la COI. « Si on était dans Esat Africa Comunuty, ces pays auraient un regard différent et auraient du mal à coopérer avec Mayotte. Mais aujourd’hui, ils vont pour leur propre intérêt ».
Andjouza Abouheir
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