La Gazette

des Comores

Manifestation de l’opposition / Un vendredi sous haute tension

Manifestation de l’opposition  / Un vendredi sous haute tension © : HZK-LGDC

Le préfet du centre affiche sa volonté d’interdire la manifestation prévue aujourd’hui par l’Union de l’opposition. Dans une note qu’il a publiée et confirmée par nos sources, le préfet a appelé les forces de l’ordre à user de toutes les forces pour interdire cette manifestation dont le mot d’ordre serait le « rétablissement de la cour constitutionnelle ».


« On ne se laissera pas faire », a déclaré Hassane El-Barwane. Joint par La Gazette des Comores/Hzk presse après la publication de la note du préfet portant interdiction pour l'opposition de manifester, le secrétaire général du parti Juwa assure que rien ni personne ne pourra les arrêter. « Quelles que soient les circonstances ou les moyens qui seront déployés, la marche pacifique aura bien lieu. Nous n’allons pas user ni d’armes ni de la force mais nous allons clamer le nom d’Allah. Sinon, qu’on nous dise si cela est interdit aussi et si c’est le cas qu’ils interdisent aux prêcheurs de le réciter », a-t-il-lancé.

 

Cet appel à manifestation intervient une semaine après celui de vendredi dernier. « C’est de l’hypocrisie. Pourquoi la mouvance a le droit de manifester et pas nous (ndlr : opposition) ? », se demande notre interlocuteur. Une situation délicate et inacceptable selon lui. De son côté, Mahamoud Wadaane, président du parti Rifayid, s'insurge, rappelant que manifester est un droit constitutionnel. De ce fait, « nous allons manifester sur la base de la Constitution. Il est à retenir que pour manifester, on peut au préalable faire appel à une autorisation comme on ne peut ne pas en tenir compte du moment où on constate que le gouvernement en place est un gouvernement dictatorial », s’est-il expliqué.

 

Jusqu’où iront ces « vendredis de colère » ? Pour ce vendredi 1er juin, l’union de l’opposition a choisi les chef-lieu pour mener les marches pacifiques. A Mbeni, Moroni, Foumbouni, Ouziwani et Mitsamihouli des membres de l’opposition seront présents non pas pour se battre mais pour réclamer « le respect de la constitution et de l’Etat de droit, face à ce gouvernement dictatorial ».

 

Face à cette radicalisation, l’opinion craint que ces manifestations non autorisées dégénèrent  en confrontation avec les forces de l’ordre, qui ont déjà reçu la consigne préfectorale d’empêcher ces marches pacifiques programmées par l’opposition sur l’ensemble du territoire national. « Il y’a des droits nouveaux qui naissent partout dans le monde donc les nôtres ne seront pas bafoués », a conclu Mahamoud Wadaane.

 

A.O Yazid

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.