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Manifestation anti feuille de route à Mayotte : Un député franco-comorien dénonce « l’irresponsabilité des propos xénophobes »

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Manifestation anti feuille de route à Mayotte : Un député franco-comorien dénonce « l’irresponsabilité des propos xénophobes » © : HZK-LGDC

Le député Said Ahamada sort enfin de sa tanière. Le député de la 7ème circonscription de Marseille attire l’attention des autorités françaises sur « l’irresponsabilité de certains propos xénophobes » tenus par des élus de Mayotte qui manifestent contre la fameuse feuille de route.


Il eut fallu un peu plus de deux semaines depuis le début des manifestations sur de Mayotte pour que Said Ahamada, député franco-comorien de la 7ème circonscription des Bouches-du-Rhône, sorte de son silence. Dans un communiqué qu’il a publié hier, le député La République En Marche (LaREM), principale formation politique au pouvoir, déplore de prime abord le fait que le groupe d’amitié ait été confié à l’opposition « malgré ma demande de le laisser dans le groupe La REM et de le présider ».

En effet, la présidence dudit groupe est d’ores et déjà assurée par le député de la 2ème circonscription de Mayotte, Mansour Kamardine à l’initiative duquel, comme le souligne Said Ahamada, la feuille de route pondu le 12 septembre par le Haut Conseil Paritaire France-Comores (HCP) a été reportée. « …je suis très inquiet de l’évolution des événements à Mayotte. J’attire l’attention sur l’irresponsabilité de certains propos xenophobes en cette période et appelle les autorités de l’Etat à Mayotte à ne tolérer aucun débordement », écrit Said Ahamada, sans exclure le « risque d’embrasement du conflit en France métropolitaine ».

A Mayotte, des pancartes xénophobes et qui incitent à la violence sont brandies par les manifestants. « Silence. Ici on préparer tranquillement Rwanda bis à Mayotte », « Les Anjouanais nous ont envahis, nous ne sommes plus chez nous », « Nous voulions être français pour être libres », peut-on lire. Ces propos ont été dénoncés 14h de temps avant que le député franco-comorien ne s’en émeuve, un internaute comorien s’est demandé dans un post qui a fait beaucoup réagir « comment peut-on appeler au génocide, dans une manifestation publique, sur un territoire administré par la France, à côté du drapeau français, et cela dans un silence assourdissant des autorités françaises ? », écrivait sur son mur Facebook, photos à l’appui, Fahmy Thabit.

Ancien directeur de cabinet du ministre de la justice, M. Thabit ne manquera pas d’interpeller vivement les élus franco-comoriens de lever la voix pour défendre leurs compatriotes. « Il est vrai qu’ils ont été élus d'abord parce qu’ils sont français, mais en tant que lointains parents de ces gens qui sont chassés, humiliés et aujourd'hui menacés de génocide sur un territoire administré par la France, pensez à ne pas devenir des Aung San Suu Kyi...Les Rohingyas eux, n’avaient pas la "chance" d’avoir des représentants de leur "diaspora" à l'assemblée nationale birmane... ». Une bouteille à la mer, qui a rapidement trouvé destinataire, du moins pour l’instant.

 

Toufé Maecha

 

 

 

 

 

 


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