L’ancien vice-président chargé du ministère des finances est « serein ». Devant les médias ce mardi, Mohamed Ali Soilihi dit n’avoir aucune crainte quant à d’éventuelles poursuites judiciaires, contre lui, sous tous les régimes avec lesquels il a eu à travailler.
C’était à la suite d’une question d’un journaliste. L’ancien argentier et candidat malheureux à la dernière présidentielle n’a pas souhaiter s’exprimer publiquement sur l’utilisation des 7 milliards de Telma ou encore des 20 milliards de l’Arabie Saoudite. Pour Mohamed Ali Soilihi, un homme d’Etat de sa carrure se doit d’avoir des réserves.
« Je me demande quel dossier sera examiné. Celui de l’époque de Taki, Sambi ou Ikililou ? », s’est-il interrogé, sur une pointe d’humour, après avoir fait observer qu’il figure dans tous les dossiers de l’Etat, « comme j’ai toujours été ministre des finances ». A ce sujet, Said Larifou s’est montré indigné contre l’attitude du ministre de la justice Fahmi Said Ibrahim.
Pour l’avocat et ancien candidat à la présidentielle qui s’est rallié à Mohamed Ali Soilihi au second tour, les affaires qui concernent la corruption et les détournements des deniers publics sont prises à la légère « alors que ce sont des affaires graves ». « Etre ministre, et cibler nommément des gens, ça ne se fait pas. Ce n’est pas responsable. Si on est convaincu du fait reproché, qu’on suive les procédures normales si vraiment on veut aider la justice », s’est-il emporté.
Larifou a rappelé au passage que si les autorités judiciaires se prélassent dans le populisme, en faisant des bruits qui ne produiront aucun effet, la justice ne sera pas crédible aux yeux de la population.
Toufé Maecha
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