La Gazette

des Comores

L’UPDC qualifie d’un « non-événement » le scrutin du 19 janvier 

L’UPDC qualifie d’un « non-événement » le scrutin du 19 janvier  © : HZK-LGDC

L’Updc d’Anjouan ne mâche pas ses mots : le scrutin du 19 janvier est un non-évènement, une injustice qui asphyxie le pays.


Les élections législatives du 19 janvier ne cessent d’alimenter les critiques les plus véhémentes. Certains assesseurs des candidats ont témoigné qu’à Tsembehou, village natal de Nourdine Bourhane, des membres de bureaux de vote remplissaient les urnes sous la protection de l’armée. « Il n’y a pas eu d’élection ici », selon un assesseur d’un candidat Radhi, parti affilié à la mouvance présidentielle.

 

Tsembehou ne fait pas exception. A Nyoumakélé, le candidat Ibrahim Halidi s’est retiré du match peu avant midi le jour du scrutin. Ces soutiens sont très remontés. Ils vont jusqu’à penser que contre Azali « on n’a aucun recours à faire… ». Cette circonscription est raflée par Mohamed Said alias Blonde, le rival de M. Halidi.

 

A Mutsamudu, les réclamations pleuvent chez les battus mais « on ne va pas faire recours ». « Faire recours dans un État où la séparation des pouvoirs n’est qu’un vain mot est une perte de temps », estime le secrétaire fédéral de l’Updc, Ankidy Bourhane qui tient à remercier non sans ironie le président Azali pour avoir « atteint son objectif ». 

 

« Ce scrutin est un non-événement. Donc, moi en tant que secrétaire fédéral de l’UPDC dans l’Ile d’Anjouan, je n’ai aucun mot à placer à part que l’injustice d’Azali asphyxie tout le pays. Je ne parle pas de quelque chose qui n’a pas eu lieu » souligne-t-il. A noter que le directeur de campagne de Hayda Nourdine, Fayal Mohamed remercie en particulier les observateurs de l’Union Afrique d’avoir témoigné « un scrutin valide dans la généralité du déroulement ».

 

Nabil Jaffar

 


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