La Gazette

des Comores

L’opposition s’érige en front commun contre le régime

L’opposition s’érige en front commun contre le régime © : HZK-LGDC

Ce n’est une surprise pour personne. Accablée par le régime d’être à l’origine de toutes les tentatives de déstabilisation du pays, les partis d’opposition constitués en Front commun qualifie l’extradition de Inssa Mohamed Bobocha de « kidnapping ». Pour eux, il n’y a rien de légal dans cette procédure.


La guerre de salive entre Azali Assoumani et les groupements politiques de l’opposition est loin d’être terminée. Dans une sortie médiatique samedi dernier, l’opposition qui s’est constituée en front commun des forces vives contre la « dictature » et pour la tournante de 2021 à Ndzouani et de 2026 à Moili, est revenue sur l’arrestation de Inssa Mohamed alias Bobocha. Pour les conférenciers, il ne s’agit rien d’autre que « d’un kidnapping ». « La réalité est que l’opération ressemble fort à s’y méprendre à un gangstérisme caractérisé et à un kidnapping à partir d’un territoire étranger en dehors de toutes les procédures régulières mises en place par les conventions internationales en matière d’arrestation et d’extraditions des personnes », explique l’opposition.

Pour eux, « il est inadmissible qu’un comorien vivant à Majunga ait fait l’objet d’une extradition » et surtout que, sans preuve à l’appui, « aucune juridiction malgache siégeant dans cette ville n’avait eu à se prononcer sur ce cas précis ». Sans remettre en cause l’existence d’un accord d’extradition entre les deux pays, l’opposition s’indigne que cette arrestation soit présentée « comme une prouesse et un fait d’arme faisant date en même temps qu’un succès diplomatique ». « Les comoriens s’interrogent sur l’existence d’un accord d’extradition entre leur pays et Madagascar et demandent à connaitre la procédure suivie pour obtenir en un laps de temps aussi court l’extradition d’une personne », exigent-ils.

Pour les conférenciers, cette affaire est une suite logiques des agissements du régime en place qui selon eux « nous a habitués à une marche sur deux jambes, l’une étant le chant de sirène de l’émergence de 2030 et l’autre les complots à répétition que les services brillent à inventer à intervalle régulier, pour ensuite accuser les opposants et les emprisonner à tour de bras ». Revenant ainsi sur les dernières affaires notamment celle des clous sur le tarmac de l’aéroport de Fomboni, celle du gendarme, celle de l’insurrection armée à Mutsamudu et celle de l’assassinat du commandant Faissoil Aboubacar, du major Moutu et de Salim Nassor à Kandani, l’opposition regrette qu’aucun jugement n’ait été rendu à ce jour « dans la clarté et la transparence ». « Il s’évertue à mettre ses propres forfaits sur le compte de l’opposition », s’indignent-ils. Pour l’opposition « rien ne peut sauver ce régime de la colère du peuple, excédé par ces crimes et ces forfaits, décidé à obtenir son départ et à construire un Etat de droit ».  

Les partis d’opposition mettent en place un front commun avec l’objectif de « mettre fin à ce régime dictatorial, illégal et illégitime afin de restaurer l’Etat de droit et la démocratie ». De ce fait, il a été annoncé la création d’un centre de coordination national chargé d’harmoniser  les actions à mener.

A.O Yazid

 


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