Le Front commun de l’opposition dénonce une campagne de répression contre ses partisans en général, le mouvement citoyen Mabedja en particulier.
Mardi 24 aout, l’opposition a organisé une conférence de presse au restaurant Mumbai pour faire état du harcèlement policier dont sont victimes ses partisans. L’opposition a mis particulièrement l’accent sur le traitement réservé aux membres du mouvement citoyen Mabedja, dont un membre a été convoqué, et un autre arrêté (Ndlr : l’arrestation est intervenue hier, au lendemain de la réaction de l’opposition).
« Il est temps que ces intimidations cessent. Nous avons le droit de réclamer nos droits. Ce pays n’est pas la propriété d’Azali », s’emporte le porte-parole Ibrahim Abou Razak alias Razida, annonçant au passage que les opposants Mohamed Abdou Soimadou et Kamar Ezamane ont été interpellés pour « troubles à l'ordre public avant d’être relâchés. « Ils leur ont dit qu'ils étaient en train de se préparer à déstabiliser le pays ».
« Si déstabilisation il y a, c’est contre la dictature. Mais jamais, jamais nous ne déstabiliserons les Comores », devait déclarer le mis en cause, M. Soimadou, après avoir démontré : « On m'a dit que je participe à un projet de déstabilisation. Je tiens à rappeler que j’ai fait 2 ans de prison à l'époque de Bob Denard, en 1987. Avant-hier, c’était la première fois depuis 34 ans que j’étais convoqué à la gendarmerie ».
Sans surprise, l’opposition annonce son « soutien sans faille » au mouvement Mabedja et aux causes qu’il porte. « Ces enfants intègres, ces patriotes, ils ont pris l'initiative de se rendre aux Comores pour la bonne cause : la lutte contre la vie chère, les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, l’insécurité et les inégalités sociales ».
Andjouza Abouheir
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