La Gazette

des Comores

L’opposition demande la libération des prisonniers politiques

L’opposition demande la libération des prisonniers politiques © : HZK-LGDC

Dans une rencontre avec la presse hier jeudi 08 octobre, la plateforme Front commun réunissant le gratin de l’opposition a demandé au chef de l’État Azali Assoumani de démissionner. En attendant ce qui relève du vœu pieux, ils exigent la libération des prisonniers politiques.


Le Front commun, une nouvelle plateforme réunissant l’Union de l’opposition et le Conseil national de transition (CNT), principales structures de l’opposition, demande la démission « sans délai » du colonel Azali Assoumani et la libération « immédiate » des prisonniers politiques, au premier rang desquels l’ancien président Ahmed Abdallah Sambi, l’ancien gouverneur de l’île d’Anjouan, Salami Abdou...

 

Pour cette toute nouvelle plateforme, l’heure est venue de faire front commun et demander le départ d’Azali Assoumani « connu par son pouvoir dictatorial ». Dans son intervention, cette dame au nom de Sabikia Ahmed Mze a montré que la meilleure démarche à suivre est de faire en sorte que « cet individu » soit refusé dans les localités. « Faisons barrières à cet individu d’une manière pacifique. Huons-le à chaque fois qu’il vient dans nos villes et villages. Nous appelons à la mobilisation de tout le monde », lance celle qui ne souhaite pas nommer le chef de l’État, tellement elle est remontée contre lui.

 

Le Front commun demande le « retour rapide à l’État de droit » afin de promouvoir le développement socioéconomique des Comores libres et prospères. Ils se disent « prêts » avec leurs soutiens de l’intérieur que de l’extérieur à assumer pleinement leurs responsabilités. « Nous  préférons plutôt mourir en martyr que de vivre dans la servitude d’une caste, d’une famille et d’un clan d’individus mal intentionnés et prêts à livrer au pilori la dignité du peuple comorien », réaffirme Said Mohamed Said Turquie.

 

De son côté, le secrétaire général du parti Juwa, principal parti de l’opposition Hassane Ahmed Elbarwane rappelle à Azali que son mandat arrive à terme et qu’il doive le réaliser. « Nous avons vu ce qu’il a fait en nommant dans son gouvernement une personne accusée de fraude sur la sécurité sociale [de La Réunion]. Nous avons vu ce qu’a fait Kiki en foulant aux pieds un arrêt de la Cour suprême. Tout ces ingrédients démontrent parfaitement qu’Azali n’a plus le pouvoir ».

 

Sur le cas de Mouigni Baraka suspecté d’avoir conclu un deal avec les autorités pour pouvoir sortir de sa tanière sans être inquiétés, l’emblématique leader du Front démocratique Moustoifa Saïd Cheikh, rassure qu’aucune discussion n’a été entreprise entre ce dernier et l’autorité. « Mougni est toujours dans notre mouvement. Il est avec nous et n’abandonnera pas ce combat », rassure celui qui a été accusé de trouble à l’ordre public, d’incitation à la rébellion et d’incitation à la violence.

 

Ces derniers rassurent qu’aucune négociation ne se fera entre le mouvement et le colonel Azali. « Nous mènerons à bien notre combat jusqu’à la démission du colonel Azali. Son mandat est bel et bien terminé. Qu’il se souvienne de la manière dont ses homologues africains ont quitté le pouvoir, comme Omar El Bechir au Soudan, IBK au Mali… Certes ça sera difficile mais le peuple comorien vaincra, recouvrira sa dignité et Azali partira », conclut le mouvement. 

 

Andjouza Abouher

 

 


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