Gracié par le chef de l’État Azali Assoumani sept mois plus tôt, l’ancien vice-président Djaffar Ahmed Said est rentré aux Comores hier jeudi 2 décembre, après trois ans d’exil.
C’est sans doute la grâce présidentielle dont il a bénéficié au mois de mai dernier qui a rendu possible ce retour à la maison. L’ancien vice-président Djaffar Ahmed Said est rentré à Moroni ce jeudi 2 décembre à bord du vol d’Ethiopian Airlines qui a atterri à l’aéroport de Hahaya à 14h passées, en provenance de la France. Il est rentré sept mois après avoir été gracié de la totalité de ses peines par le chef de l’État.
Élu avec Azali Assoumani en 2016 pour un mandat de 5 ans, le vice-président Djaffar Ahmed Said était tombé en disgrâce après avoir fait une déclaration publique au cours de laquelle il a vertement critiqué le chef de l’État et le processus des réformes constitutionnelles, dont le referendum aura lieu un mois plus tard, soit le 30 juillet 2018. Cette position a provoqué un remaniement ministériel. Celui qui était en charge de l’Économie, de l’Énergie et des Investissements entre autres portefeuilles, est dépouillé de ses attributions pour être placardisé à la Cohésion sociale à inaugurer les chrysanthèmes.
Alors qu’Azali Assoumani fait son petit bonhomme de chemin vers les élections anticipées de mars et avril 2019, la justice a émis le 7 septembre un mandat d’arrêt international à l’encontre de l’ancien vice-président « pour des faits d’attentats et complot contre la sureté de l’État ». Seulement, Djaffar Ahmed Said avait déjà rejoint la Tanzanie cinq jours plus tôt. Le lendemain, le ministère des Affaires étrangères a porté à la connaissance des missions diplomatiques que les passeports diplomatiques de l’ex vice-président étaient « annulés » et que par conséquent, ils « ne doivent plus être acceptés comme titres de voyage ».
En décembre 2018, jugé par contumace, il est condamné à la perpétuité. A son arrivée aux Comores ce jeudi 2 décembre, M.Dajffar est allé se recueillir sur la tombe de sa mère décédée dans un hôpital parisien en avril 2019. Un moment qui a sans doute fait ruminer des souvenirs douloureux à celui qui n’a pas eu droit d’accompagner la dépouille de Paris jusqu’à sa dernière demeure à Itsandra, sa ville natale.
TM
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