La Commission électorale nationale a publié hier les résultats provisoires du premier tour des législatives du 19 janvier. En donnant une participation record de 61,48%, pour un scrutin qui, aux yeux de nombreux observateurs, n’a pas semblé mobiliser grand monde, la CENI en sait quelque chose. Pour ce qui est des résultats, aucune surprise. Avec 16 candidats admis dès le premier tour, le parti au pouvoir semble bien parti pour ne compter que sur lui-même, assuré de former une confortable majorité parlementaire, sans ses alliés de la mouvance présidentielle.
Les mariages hétéroclites, la CRC n’en aura plus besoin au prochain parlement. Sur un total de 24 députés à élire, le principal parti au pouvoir s’est taillé la part de lion avec 16 élus dès le premier tour. Sur cette première manche, l’on compte aussi deux autres candidats sans étiquette et un autre du parti Orange.
Mais la gourmandise de la CRC ne semble pas prête à s’arrêter là. Dans les cinq circonscriptions qui restent à départager lors du second tour, un candidat de la CRC. Il est impensable que le parti du président Azali Assoumani laisse à ses rivaux une chance de gagner. La couleur de l’hémicycle est donc annoncée : elle est bleue. Comme pour la présidentielle de l’année dernière, les législatives de 2020 consacrent la nouvelle théorie politique du régime, celle du « GWA NDZIMA » (un seul coup suffit pour la victoire).
Un parlement sans un seul élu de l’opposition, cela fait bien longtemps que les Comores n’ont pas connu une telle configuration du paysage politique. Il faut remonter à la dernière législature du régime d’Ahmed Abdallah Abdérémane.
La Rédaction
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