L’UPDC reconnait son « péché » et présente ses excuses à ceux qui sont offensés par la présence d’une délégation de la CRC dans son congrès dimanche dernier à Mbeni.
L’UPDC n’a pas attendu longtemps pour entendre raison. Dans une conférence de presse tenue hier mardi à Moroni, le parti de Mohamed Ali Soilihi alias Mamadou a reconnu avoir commis un « péché » en invitant le principal parti au pouvoir à son 4e congrès. Une réponse aux réactions de l’opposition qui n’a pas digéré que le parti au pouvoir soit invité à un évènement d’un autre parti de l’opposition. Un inceste pour certains, une trahison pour d’autres.
Sans chercher à faire l’autruche, l’Updc « reconnait avoir commis un grand péché et présente par conséquent ses excuses plates auprès de tous les Comoriens et de tous les partisans de l'Updc pour la présence des ténors de la CRC », devait s’incliner le secrétaire général Mohamed Abdou Soimadou. « Après avoir pris note des réactions dans la presse, les réseaux sociaux, les places publiques, les transports (…), les responsables de notre parti reconnaissent son tort d’avoir convié ces personnalités qui sont des têtes au sein de la dictature qui sévit dans notre pays », poursuit-il sans souhaiter donner les raisons qui ont motivé cette invitation.
Parmi les réactions les plus remarquables, celle de l’ancien ministre Aboudou Soefo. « Sans donner de leçon à qui que ce soit, admettez que la présence de la délégation de la CRC au Congrès de l'UPDC nous a révolté. CRC dont l'ensemble des comportements, et principalement à l'égard de la démocratie et de l'État de droit, se qualifient sans détour de fascisants. Un Belou (SG de la CRC, Ndlr) qui se comporte comme un homme de l'âge de pierre. Non. Ne nous laissons pas impressionnés (…). Inspirons-nous du VVS (Vy-Vato-Sakelika), puissant mouvement patriotique malgache du début du XXe siècle », avait-il écrit sur le réseau social Facebook.
Les conférenciers en ont profité pour faire le point sur l’évènement. Les députés Abdallah Hamadi et Said Baco Attoumani, respectivement de Djando et Fomboni à Mohéli, Abdou Ousseini et Soifa Ousseini de Nyumakele et Tsembehou à Anjouan ainsi qu’Issa Soulé Madi de Bambao à Ngazidja sont « suspendus de leur appartenance à l'UPDC ». Il y a aussi l'ancien ministre des affaires étrangères Mohamed Abdoulkarim qui est exclu « pour tentative de scission ». M.Abdoulkarim est à la tête d’un mouvement de partisans, réputé proche de l’ancien président Ikililou. Tout ce beau monde rayé de la liste des membres de l’Updc est accusé de « trahison et déloyauté ».
A.O Yazid
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