Déjà appliquée et la loi portant réglementation des partis politiques de se retrouver sous les feux de la rampe de l’opposition. La question a été d'ailleurs au centre des échanges entre les leaders de l'opposition et le président de la République au palais présidentiel de Beit-salam.
Conduite de par Mohamed Ali Soilihi, ancien vice-président en charge des finances et candidat malheureux aux dernières élections présidentielles, la délégation des partis d’opposition a été reçue par le chef de l'État dans l'après-midi d'hier mercredi. Il a été question d'échanges de vœux du nouvel an, mais aussi et surtout de la fameuse loi portant réglementation des partis politiques, à en croire l'ancien gouverneur de Ngazidja Mouigni Baraka, président d'honneur du parti Rdc.
D'après-lui, l'ensemble des partis politiques présents à Beit-salam a révélé les difficultés générées par l’entrée en vigueur et la mise application de cette loi adoptée en 2012, et promulguée en 2013. « Nos partis ne sont pas contre l'assainissement de la vie politique, mais ont constaté qu'il y a un nombre qui échappe à tout le monde », a-t-il fait savoir.
Même réaction pour Mohamed Ali Soilihi pour qui, c'est aujourd'hui qu'on veut l'appliquer qu'on a constaté qu'il y a des contraintes incommensurables. « Elles nous ont amené à venir en discuter avec le président de la république pour deux choses. D'abord pour affirmer notre disponibilité à contribuer à rationaliser la classe politiques et la vie démocratique dans notre pays et que nous sommes prêts à contribuer à amélioré cette loi afin que nous puissions atteindre les deux objectifs essentiels », a-t-assuré.
Selon l'ancien argentier du pays, le gouvernement sortant dont il était membre, n'avait pas suffisamment étudié la question pour voir les limites de l'application d'une telle loi. A l'en croire, le président Azali a été attentif, « il nous a écouté et nous nous sommes mis d'accord pour continuer à travailler ensemble pour l'améliorer et pour qu'elle puisse devenir une loi applicable ».
Ce qui a été confirmé par Said Abdallah Cheikh Soilih, Conseiller privé du Chef de l’Etat. D'après-lui « les deux parties se sont mises d'accord pour réexaminer cette loi sur la base des propositions que chacune va faire, et ensuite les partis vont se revoir pour examiner la loi et faire leurs propositions de modification ».
Et lui d'ajouter qu'opposition et gouvernement « se sont donnés un délai d'un mois pour que ces propositions soit réexaminées et éventuellement soumettre une proposition d'amendement de cette loi au cours de la session d'avril prochain ».
Au cours des discussions, il était également question du cadre de concertation avec les partis politiques dans la lignée de celle déjà mise en place avec les gouverneurs et l'assemblée nationale. Il faut noter que les participants ont apprécié cette première rencontre. Le leader du parti Ridja a remercié la disponibilité et la rapidité avec laquelle le chef de l'État a répondu. Même sentiment pour leader du parti Updc, qui a qualifié l'audience de « patriotique pour un dialogue que le président a initié dès son arrivée au pouvoir ».
Maoulida Mbaé
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