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Loi sur les partis politiques / La réponse cinglante du ministère de l'intérieur à ses détracteurs

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Loi sur les partis politiques / La réponse cinglante du ministère de l'intérieur à ses détracteurs © : HZK-LGDC

Dans un point de presse tenu ce samedi, le ministère de l'intérieur a réagi par rapport au tohu-bohu qui a suivi l'entrée en vigueur de la loi portant organisation des partis politiques. Le directeur de cabinet du ministère de l'intérieur s'étonne de la résurgence d'un débat qui est tranché depuis 2013 date à la quelle la loi a été promulguée.


« Nous avons voulu mieux communiquer sur la mise en œuvre et l’application de cette loi en rappelant que c'est une loi de 2013 élaborée à travers un processus participative qu'on a jamais eu dans ce pays et dès sa promulgation en 2014, tout le monde savait que la loi va entrer en vigueur le 10 janvier 2017 », a d'emblée déclaré Anzaouir Ben Alioiou, directeur de cabinet du ministre de l’intérieur.

Avant d'ajouter que les partis politiques avaient trois ans pour prendre les dispositions nécessaires, à se préparer pour les échéances électorales qui allaient venir pour que le 10 janvier 2017, dit-il, ces formations politiques puissent assumer pleinement les conséquences de tout ce qu'il allait suivre.

Dans ce point de presse, le premier collaborateur du premier flic du pays a rappelé les critères qui ont fait que seulement six partis ont été déclarés légaux par la loi. A l'en croire, il fallait que les partis remplissent un des trois critères exigés par cette loi. 

« Les critères du nombre de députés qu'il faut avoir au niveau de l'assemblée nationale : quatre députés. Et là chaque parti peut faire ses propres calculs, combien des partis ont quatre députés à l'assemblée. Il n'y a que Juwa et l'Updc qui ont ces élus là », fait-il savoir.

« L'autre critère, c'est celui du nombre des conseillers au niveau des conseils des îles. Combien de partis répondent à ce critère là, avoir deux conseillers élus dans plusieurs conseils insulaires. Et à ce critère là deux partis seulement répondent à ces critères, c'est Juwa et l'Updc encore une fois », a-t-il ajouté. Et d'ajouter : « l'autre critère c'est d’avoir 5% des suffrages exprimés dans les élections communales, législatives et présidentielles. A ce niveau là, aux présidentielles, trois partis répondent à ce critère, c'est les partis Crc, Updc et Rdc. Quelle raison, c'est-il interrogé, parce que ces sont des partis qui ont franchi le cap des primaires et que le candidat qui a obtenu le moins des résultats c'est le parti Rdc qui a eu moins de 19% et les autres avait largement dépassé ce pourcentage ».

Le dernier élément qui entre en compte, d'après-lui, c'est le pourcentage aux élections communales et c'est à l'issue de la compilation de tous ces résultats là que des partis comme Orange et Radhi font leur apparition dans la liste.

A ceux qui dénoncent une loi « liberticide », la réponse de M. Ben Alioiou est cinglante : « aucune liberté n'est absolue, toute liberté est aménagée pour qu'elle puisse s'exprimer dans un cadre organisé », dit-il.

Avant de conclure : « c'est la volonté du législateur à travers cette loi et ce débat a déjà eu lieu en 2013. Puisque la loi est adoptée et promulguée, on peut considérer que ceux qui l'ont adoptée et l'ont promulguée estiment qu'elle n'est pas liberticide, mais qu'elle était nécessaire pour cadrer l'expression de la liberté politique. Mais comme on est en démocratie on peut discuter de tout ce qu'on veut mais dans le cadre de la loi en vigueur ».

 

Maoulida Mbaé

 


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Commentaires (1)

  1. Garrytriex:
    25/05/2017 à 12:58 AM

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