Quelques jours après l'entrée en vigueur de la loi portant réglementation des partis politiques, le PSD Dudja de l'ancien président de l’île de Ngazidja Mze Abdou Soulé Elbak, déplore une loi discriminatoire et anti-démocratique. Les leaders de ce parti proche du pouvoir redoutent que cette loi n'ouvre une période d'instabilité politique et d’incertitude.
Dans une conférence de presse tenue jeudi dernier, les leaders du parti PSD Dudja sortent du silence, après la publication de la liste des partis politiques déclarés légaux depuis ce 10 janvier. Didi Hamadi, secrétaire général de ce parti de l'ancien président de l'île de Ngazidja Mze Soulé Elbak déplore une loi d'après-lui, anti-démocratique et qui a été appliquée dans la précipitation.
Selon lui le processus de sélection s'est déroulé dans l'opacité totale : « en aucun cas les partis politiques n'ont été associés », a-t-il regretté, ajoutant que les autorités auraient dû prendre en compte des partis politiques à visée nationale. « J'admets qu'il y a, je dirais des petits partis dont l’influence ne dépasse pas les limites d'un village. Mais il aurait fallu mettre tout le monde à contribution avant de prendre une telle décision », a-t-il avancé.
Si l'un des objectifs d'une telle loi serait de faire barrière aux formations politiques à connotation insulaire, M. Hamadi reste persuadé que ce ne sont pas les partis politiques qui seraient à l'origine du séparatisme mais c'est la gestion de l'État.
Même réaction pour Maoulid Soilih Ahmed, membre fondateur du Dudja. Ce Maire de la commune de Hamahamet Nyuma Mro appelle a différencier entre militant d'un parti et élection qui se gagne. « Dudja est un parti politique à la dimension nationale et qui a des élus », a-t-il tenu à rappeler. Et de continuer : « on ne peut pas par exemple déterminer un parti politique légal à partir des récentes élections dont on sait que certains partis ont bénéficié des moyens de l'État ».
Cet ancien journaliste faire savoir que son parti n'est pas contre l'application de la loi, « mais il ne faudra pas qu'on profite cette loi pour sanctionner certains partis politiques ». Et de conclure que « Dudja restera Dudja ». Il n'écarte pas la possibilité de son parti de former une alliance forte dans les prochaines échéances en espérant renverser la tendance.
Pour rappel, le parti Dudja avait présenté 8 candidats aux élections du conseil de l’île de Ngazidja, deux candidats sont élus. Le secrétaire général du parti laisse entendre que si son parti n'a pas présenté des candidats à Moili et Ndzouani, c'est faute de financement.
Maoulida Mbaé
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