Les 12 députés qui ont tenté sans succès de bloquer l’adoption de la loi de finances rectificative lundi dernier, comptent porter l’affaire devant la Cour constitutionnelle… et même au-delà de nos frontières.
Les députés qui n’ont pas voté pour le projet de loi rectificative des finances n’en démordent pas, après le revers qu’ils ont subi lundi dernier à l’hémicycle. Devant la presse, hier mardi, ils ont montré leur détermination à « ne pas croiser les bras » et donc d’aller « jusqu’au bout pour obtenir gain de cause ». Il faut rappeler que 21 des 33 députés ont voté pour le budget rectificatif. Avec ce nombre qui n’a pas atteint la majorité des deux tiers requise, le texte devrait être rejeté si on s’en tient aux explications des 12 élus de la minorité de blocage, et surtout aux articles 26 et 27 de la Constitution (lire notre édition d’hier).
Le député Tocha Djohar n’y va pas d’une main morte pour accuser nommément le président de l’Assemblée lequel, selon l’élu d’Itsandra, a cautionné la mascarade. « Nous avons à notre disposition un enregistrement qui prouve que le président de l’Assemblée a cautionné ce qui s’est passé hier (lundi, Ndlr). Et nous, nous userons de toutes les voies légales pour gagner notre combat », déclare Tocha Djohar, citant au passage la Cour constitutionnelle et des institutions internationales. Il reviendra en disant qu’au cas où certaines personnes penseraient que la Cour n’existait pas pour être saisie, « qu’elles n’oublient pas que toute loi que nous votons ici, la Cour doit se prononcer sur sa conformité à la Constitution ».
Les conférenciers disent attendre de pied ferme la majorité parlementaire à la prochaine session budgétaire qui ouvrira à partir du vendredi 6 octobre prochain. A les en croire, depuis lundi ils ont commencé à élargir leurs rangs. « Avec les partis de l’opposition, nous allons vers un front républicain », annoncera pour sa part le député de Moroni Sud en même temps secrétaire général du parti Juwa. Ibrahim Mohamed Soulé citera l’UPDC comme futur frontiste. Quant au Rdc tendance Mouigni Baraka, difficile de dire qu’il en fera partie ou pas. En effet, selon toujours le SG du Juwa, la tendance Mouigni a refusé de boycotter la loi de finances rectificative contrairement à l’Updc tendance Mamadou.
Les conférenciers, soit dit en passant disent ne pas comprendre que les recettes publiques encaissées entre janvier et août soient chiffrées par le gouvernement à hauteur de 31 milliards fc « alors que la douane et les impôts n’en ont fait que 17 milliards ». « D’où proviennent les 14 milliards restants ? Mystère et boule de gomme ! ». Ils reviendront à la charge en fustigeant la non-budgétisation par le gouvernement des fonds provenant de la citoyenneté économique et des pavillons comoriens.
Toufé Maecha
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC