Le président de l’assemblée, Abdou Ousseine s’interroge quant aux procédures utilisées par le gouvernement pour décider la suspension des 2688 agents de l’administration publique et de certaines sociétés d’Etat. Il prend l’engament de se pencher sur la question au cours de cette session.
L’assemblée de l’Union des Comores se penche sur le cas de près de 3000 agents contractuels de la fonction publique, suspendus depuis juin dernier sans aucune mesure d’accompagnement. Lors de l’ouverture de la session budgétaire annuelle de ladite assemblée ce vendredi 7 octobre, le président de l’assemblée Abdou Ousseine a fait savoir que les députés ne manqueront pas, au cours de cette session qui dure jusqu’à fin décembre, de se pencher sur les « tenants et les aboutissants » des politiques publiques mises en œuvre par le gouvernement.
« Si l’on peut comprendre l’obligation pour les autorités gouvernementales de procéder à l’assainissement des finances publiques, on doit aussi s’interroger sur les procédures utilisées pour décider la suspension des 2688 agents dont les recrutements au niveau de certains services l’administration publique et de certaines société d’Etat aurait été abusifs ».
Celui qui n’est pas sans savoir que l’ancien gouvernement est indexé par Azali Assoumani pour avoir donné « de faux espoirs à nos jeunes à des fins électoralistes », s’est défendu en rappelant avec force que cet ancien gouvernement qu’on accable a été « légitime ». Histoire de dire aussi que les actions qu’ils ont menées, notamment les fameux recrutements controversés, ne pouvaient que l’être aussi.
Parmi les nombreux sujets abordés par Abdou Ousseine, le cas de la filière vanille. Le président de l'assemblée a émis des doutes sur la nécessité de mettre en valeur un seul produit de rente par l’Etat au point d’en instituer un office national, au détriment de tant d’autres.
Il a mis en exergue, contrairement au pouvoir en place, la rentabilité du girofle dont la part en termes de valeur dans les exportations du pays s’est beaucoup améliorée selon lui.
« Cette évolution a engendré des comportements spéculatifs qui désorganisent le marché intérieur au détriment des producteurs », a dit celui qui appelle les autorités gouvernementales et insulaires à se pencher « rapidement » sur cette situation pour l’intérêt de l’économie du pays.
Ces revendications du président de l’assemblée épousent celles de Houmed Msaidié (lire La Gazette des Comores du 23 septembre). Reste maintenant à savoir si elles tomberont dans l’oreille d’un sourd ou si les plaignants vont obtenir gain de cause.
Toufé Maecha
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