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Libre opinion / Hassani Hamadi, un an après

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Libre opinion / Hassani Hamadi, un an après © : HZK-LGDC

Je me garderai de faire un bilan car le chef de l’Exécutif de Ngazidja n’a pas encore voulu le faire. Mais en tant qu’acteur de la vie politique, je ne relèverai que quelques actions fondamentales accomplies durant une année d’exercice du pouvoir de l’Exécutif de Ngazidja. Dans une réunion tenue au ministère des finances, Oubeid Mzé Cheik, ancien ministre des Finances et secrétaire permanent du CREF, a déploré le faire qu’on continue à se conformer à des cardes organiques qui remontent de l’âge de pierre. Il encourage la mise en place de nouveaux cadres organiques en accord avec le temps et les réalités actuelles.


Le gouverneur Hassani Hamadi est le premier à le comprendre car aussitôt investi, il se met à l’œuvre pour réviser un organigramme tombé en désuétude. On ne peut pas, par ailleurs, gouverner sans une feuille de route. C’est pourquoi, parmi les actes de l’Exécutif, est l’élaboration d’un plan stratégique pour le développement de l’île. Il faut souligner que sur ce point, Ngazidja se distingue des autres îles autonomes car il est le seul à avoir ce plan de développement dont les mérites sont vantés par un consultant international de passage à Moroni. Il est à noter que ce plan est préfacé par le chef de l’Etat qui y a exprimé sa volonté d’accompagner d’Exécutif de Ngazidja pour sa mise en application.

En effet, un des projets phare du plan quinquennal est la création d’une société financière. Ce projet est devenu une réalité car la banque a bien vu le jour. Ceux qui ont crié à l’escroquerie, lors de son lancement, se sont rendu à l’évidence. A preuve, la banque fait actuellement des émules. Parmi les objectifs de cette banque est de financer des projets d’intérêt public. La première opération effectuée par la banque est de fournir de la viande fraiche aux Wangazidja à un prix qui défie toute concurrence, en ce mois sacré de ramadan. Il s’agit là d’une promesse de campagne tenue.

La création d’une école d’excellence montre la volonté du gouverneur à encourager la culture de l’excellence dans un système éducatif qui, de l’avis de spécialistes, se dégrade faute de moyens et d’encadrement suffisant. Certes, cette nouvelle école connait des difficultés, mais aucun enfant n’est né en marchant. Ceux qui ont en tête l’histoire du prestigieux groupe scolaire Fundi Abdoulhamid savent que l’excellence scolaire est un processus, et tout processus s’organise et se cultive dans le temps.

Sous d’autres cieux où l’on place l’intérêt du pays au-dessus de la politique, on verrait toutes les autorités se précipiter pour apporter leur pierre à l’édifice. Le chef de l’Exécutif de Ngazidja a, en plus, montré son attachement à l’Education lors du mouvement de grève qui avait paralysé le pays. Désigné porte-parole des gouverneurs, il a joué les bons offices pour mettre fin à la crise au moment où le spectre d’une année planche se profilait à l’horizon. Fin négociateur, Hassani Hamadi a su arracher un protocole d’accord signé à Mrodjou. Ceci montre bien qu’aucun exécutif ne peut prétendre avoir le monopole des solutions aux problèmes que traverse le pays.

 

Abdoulfatah Ali, SG du Commissariat aux finances de Ngazidja

 


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