La Gazette

des Comores

Levée d’immunité de quatre députés / Abou Achirafi indemne ?

Levée d’immunité de quatre députés / Abou Achirafi indemne ? © : HZK-LGDC

L’examen de la levée d’immunité des quatre parlementaires demandée par le parquet de la République n’a pas abouti. Le processus a été marqué par l’exclusion d’Abou Achirafi dans la liste des quatre députés. Les raisons, les voici.


Une procédure de levée de l’immunité parlementaire a été engagée contre quatre députés par le parquet de la République. Il s’agit des députés Tocha Djohar et Mhadji Ali, dans le cadre de l'affaire du gendarme qui a vu sa main sectionnée le 30 juillet dernier, et Mohamed Bacar Dossar et Abou Achirafi sur l'affaire dite de la citoyenneté économique. Hier, une source sûre a confié le retrait d’Abou Achirafi, par le bureau de l’Assemblée de l’Union des Comores, de la liste des élus visés. Les raisons évoquées, à en croire une source proche du bureau de l’Assemblée, sont que le député Abou Achirafi a déjà été entendu par le parquet de la république et qu’il n’était pas nécessaire de statuer sur son cas.

 

« Dès le début de l’ouverture de l’enquête sur la citoyenneté économique, le député Abou Achirafi a été entendu par la justice et il s’est rendu. Maintenant, il n’attend que sa décision. C’est pourquoi le bureau, de manière unanime, n’a pas traité son cas et refuse d’enlever son immunité parlementaire ». Pour les autres députés, notre interlocuteur avance qu’ils ne peuvent jeter en pâture leurs collègues députés. Ils ont de ce fait décidé par vote. « Vous avez vu ! Cinq députés ont voté contre la levée de l’immunité de ces trois députés conte quatre députés. Le combat est gagné », poursuit-il.

 

Un scandale pour Idriss Mohamed de la société civile qui parle lui de "miracles" d’Abou Achirafi. « Abou Achirafi a été arrêté et mis en résidence surveillée. Pourquoi un tel privilège réservé aux personnalités de premier plan du pays. Jusqu’à lui, tous les directeurs généraux indélicats ont fait un petit tour à la prison. Comment a-t-il réussi à obtenir une prison dorée », a-t-il regretté. Le député Abou Achirafi était signataire des passeports et était au centre du scandale de la citoyenneté économique. Il était accusé auparavant d’avoir détourné des sommes non négligeables. « Curieusement, il fut libéré, sous caution semble-t-il pour aller subir des soins à l’extérieur. Il en revint pratiquement lavé. Loin d’être inquiété, il est autorisé à se présenter aux dernières législatives. Et Il fut élu député et promu au bureau de l’Assemblée Fédérale. Belle réussite pour un personnage sur le coup de graves accusations ! », ajoute Idriss Mohamed. En attendant, la justice doit continuer son enquête sans les quatre députés.

 

Mohamed Youssouf

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.