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Levée d'immunité parlementaire / Moustoifa Said Cheikh : « Un acte illégal et infondé »

Levée d'immunité parlementaire / Moustoifa Said Cheikh : « Un acte illégal et infondé » © : HZK-LGDC

Le bureau de l’Assemblée de l’Union a levé l’immunité de trois députés malgré le nombre réduit des élus membres du bureau présents. Un acte illégal et infondé pour Moutsoifa Said Cheikh, membre de l’opposition. Ce dernier dit craindre la disparition du Parlement.


C’est fait ! Les immunités des trois députés ont été levées. Ali Mhadji, Tochar Djohar et Mohamed Dossar ne bénéficient plus de leur immunité parlementaire. La nouvelle n’est pas passée inaperçue. Moustoifa Said Cheikh, membre de l’Union de l’Opposition a été l'un des premiers à réagir. Il parle d’un acte illégal et infondé. « On ne comprend pas pourquoi le procureur de la République a demandé une deuxième fois, la main levée des députés. Ce qu’ils ont fait est contraire au règlement intérieur de l’Assemblée de l’Union. C’est du harcèlement! Le gouvernement veut à tout prix les emprisonner alors que le bureau de l’Assemblée fédérale a été saisi, et la levée de l’immunité rejetée ».

 

La question de levée d'immunité faisait partie des mesures d’apaisement qui devraient permettre de dénouer la crise politique que traverse le pays depuis plusieurs mois. « Le bureau a été réuni une première fois et a voté contre la levée. S'ils souhaitaient reformuler la demande, ils auraient dû attendre la session qui sera ouverte ce vendredi. Pourquoi cette précipitation ? », dit-il. Et de lâcher : « Le président de la République n’était pas satisfait de la décision du bureau. Il aurait dit qu’il fallait à tout prix que la levée de l’immunité des 4 parlementaires soit effective ».

 

Selon le règlement intérieur, il n’y avait pas lieu de réunir une deuxième fois le bureau sur une question déjà tranchée. « Le gouvernement a tout calculé. Avec 5 députés à l’étranger dont 3 qui avaient voté contre, ils avaient le champ libre ». Moustoifa Said Cheikh annonce qu’un deuxième coup d’Etat institutionnel est en train de se préparer. Après celui de la Cour constitutionnelle, l’Assemblée Nationale s’apprête à disparaître à son tour à l'en croire. « Le président Azali Assoumani veut rester seul aux commandes. Avec trois députés lâchés par le Parlement, le quorum à l’Assemblée ne sera pas atteint. Le président aura la liberté de gouverner en signant des ordonnances ».

 

Mohamed Youssouf

 

 


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