La Gazette

des Comores

Les autorités judiciaires vont-elles répondre à la demande de l'Ua ?

Les autorités judiciaires vont-elles répondre à la demande de l'Ua ? © : HZK-LGDC

Le ministre des affaires étrangères s’est exprimé samedi dernier en conférence de presse sur le point de l’Union Africaine demandant la libération des détenus politiques. Selon Dhoihir Dhoulkamal, c’est une question qui relève de la justice et qu’aux Comores, il n’y a pas des prisonniers politiques.


Suite au communiqué de l'Union Africaine du 27 octobre dernier demandant aux autorités du pays la libération des prisonniers politiques (objet du point 6 du communiqué de l’UA), le ministre des affaires étrangères, à travers une conférence de presse, a encore écarté la thèse des prisonniers politiques pour parler des hommes politiques détenues provisoirement avec des soupçons de délits pour lesquels la justice ne s'est pas encore prononcé. Un paramètre dont le chef de la diplomatie s'est appuyé pour implorer les autorités judiciaires de traduire en justice ces personnes pour connaitre qui est coupable et qui ne l’est pas. « La justice détient des hommes accusés d'avoir commis des délits dont la nature n'est pas encore définie. Certes que le Conseil de paix et de sécurité a enjoint aux autorités du pays un rapport demandant la libération des prisonniers politiques. Mais ce n'est pas à moi de vous répondre positivement ou négativement à cette demande. Cela relève directement de la décision de la justice comorienne. Moi je ne peux que solliciter la comparution des détenus devant les juges pour que justice soit faite afin que la justice lève toute charge qui pèse sur un innocent politique », déclare Dhoihir Dhoulkamal.

C'est pour la paix et la cohésion sociale que le chef de la diplomatie comorienne a rebondi sur l’appel du chef de l’Etat sur le dialogue national. Bien que l'UA soutienne le dialogue national que l'opposition rejette, il reste convaincu que c’est le moyen d'atténuer les crises qui frappent le pays sur le plan économique et social. « Le gouvernement reçoit positivement la disponibilité de l'Union africaine à accompagner la dynamique engagée sur le plan socio-économique, politique et institutionnel. Paramètre important pour la réussite du dialogue », avance-t-il.

Ce dernier a rappelé que la participation de l'opposition au dialogue serait cruciale pour la paix et l'avenir du pays mais son refus de participation ne serait jamais un fiasco. « Le dialogue est inclusif. Donc ce qui veut dire que des femmes, des jeunes et la société civile vont prendre part. Donc si nos frères de l'opposition acceptent de venir à la table et discuter. Ça serait important mais leur refus ne va pas compromettre le dialogue », dit-il.

C'était également l'occasion pour le ministre des affaires étrangères d'évoquer certains événements diplomatiques dont le pays doit prendre part tout comme le conseil des ministres de l'Iora prévu le 17 novembre prochain au Bangladesh puis le conseil des ministres extraordinaire de la commission de l'océan indien (COI) prévu le 26 novembre prochain à l'île de la Réunion sous le thème de la relance économique post-Covid-19.

Kamal Gamal

 


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