Lors d'une rencontre avec la presse, le 18 septembre dernier, le porte-parole du RDC, courant Djaé Ahamada Chanfi, a déclaré que le parti est ouvert au dialogue national. Pour lui ce dialogue est un moyen d'apaiser les tensions politiques et de mener des réflexions communes pour le bien-être de la nation.
Contrairement au Front commun qui rejette le dialogue national lancé par le président de la république, le parti RDC tendance Djaé Ahamada Chanfi se dit prêts pour le dialogue. C'était l'occasion pour Djaouad de montrer que le dialogue est une initiative lancée par le chef de l'État pour favoriser un apaisement et rapprochement des partis politiques et de créer un environnement propice au développement du pays. « Ce dialogue est une solution à toutes les situations difficiles que traverse le pays. C'est une occasion de nous asseoir et discuter de tous les problèmes de notre pays, comme des grands, comme des personnes civilisées en vue de trouver des solutions négociées », déclare Djaouad Mohamed porte-parole du parti RDC.
Il s’agit d'encourager l'opposition et d'autres hommes politiques qui considèrent cette main tendue comme un piège. Pour lui, il est difficile de distinguer l'amer du sucré si l'on ne goute pas. Car de nombreux opposants considèrent le président Azali comme le lion qui sourit à sa proie pour mieux la dévorer. Ainsi, le porte parole du parti RDC pro Djaé explique que l'opposition rejette le fait que le président Azali n'est pas légitime ou légal alors que toutes les nations le reconnaissent comme un président légal, pour preuve la venue de la mission de l'Union africaine à Moroni. « Cette mission a d'abord salué cet engagement d'ouvrir un dialogue qui nous permettra à nous-mêmes de résoudre nos problèmes. Les opposants doivent saisir l'opportunité pour démasquer le visage du président car toute l'Afrique sera témoin de cette rencontre. Et si jamais le président s’écarte de ce dialogue, l'opposition aura l'avantage sur lui au niveau continental », dit-il.
Pour ce directeur régional de l'ADC Hahaya si l'opposition s'abstient de ce dialogue, elle aura raté une occasion en or pour apporter sa contribution pour le bien-être de la population. Si réellement, la volonté des opposants est le bien-être du pays, insiste le conférencier, le moment est venu de le construire. « Je profite pour rappeler que l'opposition ne reconnaît pas toujours le scrutin présidentiel du 2019, alors qu’ils ont participé. La primauté maintenant est que les opposants acceptent de venir voir réorganiser la commission électorale nationale indépendante et les commissions insulaires et ensuite réviser les lois pour préparer un bon déroulement des élections présidentielles de 2024 », avance-t-il.
Kamal Gamal
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