Personne ne peut se faire justice soi-même, a martelé le président de la République au cours d'un meeting tenu à l'aéroport de Ouani. Azali Assoumani qui déplore le climat d'insécurité qui a régné, provoqué par des événements macabres survenu au début du mois dans l'île.
Le chef de l'État est reparti à Anjouan tout juste débarqué du sommet de la Ligue des États Arabes tenu à Nouakchott. Aussitôt arrivé à l'aéroport de Ouani, le président Azali Assoumani s'est exprimé sur plusieurs sujets brûlants au cours d'une réunion publique dans laquelle, les autorités insulaires et la chaîne de commandement militaire ont été fortement représentées.
Son déplacement à Anjouan n'est pas le coup du hasard, l'île vient de connaître des événements dramatiques avec un double assassinat suivi par le lynchage d'un présumé tueur en série. La présence du garde des sceaux et du chef d'état-major de l'armée nationale au coté du chef de l'État en dit long sur l’importance que le président de la République voudrait accorder à ce dossier, suite à des actes de tueries qui avaient ému toute la nation.
Interpellé par Cheikh Asnatiun grand notable originaire de Moya sur le climat d'insécurité qui a régné ces derniers temps dans l'île, le président Azali, après l’avoir écouté religieusement, paraît être préoccupé par ces événements qu’il condamne avec énergie.
« Allah a fait de l'homme, l'être le plus sacré de la galaxie. Et rien ne peut excuser autant de déconsidération de la vie humaine. Ce qui s'est passé ici est la preuve d'une absence de responsabilité dans l'éducation, dans la défense de ces valeurs qui font le ciment de la société comorienne », a-t-il déclaré. « Personne ne peut se faire justice. Cela viole les codes du vivre-ensemble », a-t-il continué avant d'exiger des sanctions exemplaires à l'encontre des auteurs suite aux événements macabres qui viennent de se faire dans l'île.
« La justice doit devenir impartiale pour ainsi avoir la confiance de nos concitoyens », a-t-il déclaré. Le président de la République insiste sur l'autorité de l'État qui doit d'après lui se traduire dans les faits. « Les anjouanais ont joué un rôle important dans mon accession au pouvoir. Ils ont accepté un 3ème tour inédit dans l'histoire des élections à travers le monde. Et c'est pour un vrai changement que vous avez voté », a-t-il soutenu, avant de marteler « nous allons changer ce pays, dit-il, j'en prends l'engagement solennel ».
Azali Assoumani demande de la compréhension sur les premiers pas de son quinquennal : « en me choisissant comme Président de la République vous m'avez donné un quitus pour appliquer mon programme politique », a-t-il souligné. Et de conclure sur le « climat de franche collaboration » existant entre lui et les gouverneurs des îles. Des propos visant à calmer les rimeurs circulant sur une probable rupture entre le pouvoir central et les îles autonomes.
Maoulida Mbaé
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