La Gazette

des Comores

Le président Azali annonce la reprise des festivités « sous réserve d’une autorisation »

Le président Azali annonce la reprise des festivités « sous réserve d’une autorisation » © : HZK-LGDC

Le chef de l’Etat s'est adressé à la nation hier mercredi dans la soirée et c’était l’occasion pour Azali Assoumani d’annoncer la reprise des festivités (mariages, anniversaires et commémorations des décès) sous réserve d’une autorisation préalable, délivrée par les autorités communales.


Apres avoir passé en revue la situation sanitaire dans les trois îles qui, selon le dernier bulletin de ministre de la santé qui affiche un état de zéro nouveau cas de Covid-19, 3 nouveaux guéris et zéro décès du 22 au 23 sept, le chef de l’Etat estime que les conditions sont réunies pour franchir une étape supplémentaire dans l’allègement des restrictions.

 

Après l’ouverture des frontières ainsi que la reprise de la prière du Vendredi et des prières collectives, aujourd’hui, après consultations des Ulémas, du Mufti de la République et des structures concernées, et après avis du conseil des Ministres, le président Azali annonce la reprise des festivités. « Désormais, le nombre de personnes autorisées à participer aux festivités liées aux mariages, aux anniversaires et aux commémorations des décès, sera revu à la hausse, sous réserve d’une autorisation préalable, délivrée par les autorités communales », annonce le président Azali Assoumani. Et de poursuivre que : « Les funérailles sont réservées aux membres de la famille et aux habitants de la ville ou village du défunt. Le décès doit obligatoirement faire l’objet d’une déclaration auprès des autorités communales et enregistré dans le Registre d’Etat-civil ». Le président de la République annonce également que « Les cérémonies du Maoulid, qui débutera dans 25 jours, sont autorisées à domicile et dans les mosquées, selon un nombre précis et sous réserve également d’une déclaration préalable auprès des autorités communales ».

 

Le locataire de Beit Salam précise qu'un arrêté ministériel déterminera les modalités d’application des mesures notamment le nombre de personnes autorisées pour chaque évènement ainsi que les sanctions réservées aux contrevenants dont l’exécution reviendra aux Mairies, aux Préfectures et aux Forces de sécurité décentralisées de la Police Nationale et de la Gendarmerie. Malgré ces assouplissements, le port du masque reste obligatoire dans les lieux publics, y compris les places publiques et les mosquées, et il reste obligatoire dans tous les moyens de transports. Par ailleurs, pour plus de sécurité, le président Azali Assoumani a décidé de fermer les plages jusqu’à fin décembre 2020 pendant que les activités sportives sont autorisées à huis clos. L’ensemble de ces mesures seront applicables les trois prochains mois et un bilan est attendu au mois de décembre prochain.

 

Ibnou M. Abdou

 

 


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