La Gazette

des Comores

Le préfet d’Oichili accusé d’avoir fait agresser des partisans adverses

Le préfet d’Oichili accusé d’avoir fait agresser des partisans adverses © : HZK-LGDC

Des habitants de la région de Oichili accusent le préfet, issu du parti Orange, d’avoir envoyé une meute agresser des partisans du parti Radhi, le soir du 23 février après le scrutin.


Lui-même victime d’agression physique à en croire ses dires, ce candidat au conseil municipal d’Oichili Yadjuu sous les couleurs du parti Radhi affirme ne pas comprendre le silence dudit préfet suite aux actes de violence perpétrés sur des partisans du parti Radhi et imputés au préfet par certains. En effet, des vidéos qui circulent sur internet montrent des personnes blessées, dont des femmes, admises à l’hôpital de Koimbani. Sur les mêmes images, certains blessés sont ressortis de l’hôpital pour être évacués à Moroni à en croire le commentateur qui, lui aussi, accuse nommément le préfet de la région de Mbae Trambwe d’en être le commanditaire.

« Je suis étonné que l’autorité censée maintenir l’ordre soit celle qui crée des conflits », s’indigne Toiouilou Ahamada Youssouf, candidat au conseil municipal d’Oichili Yadjuu. Selon cet ancien président de la coopérative de l’Université des Comores, c’était dans les coups de 17h le dimanche 23 février, quand les partisans du parti Radhi manifestaient leur joie après les résultats issus des urnes, qu’ils sont tombés sur une embuscade d’« une bande d’ivrognes du parti Orange ». Pour Toiouilou, le silence du préfet, lui-même du parti Orange, interroge. Toiouilou affirme également qu’il a fait l’objet de menaces de mort de la part d’un dénommé « Préfet », en présence du vrai préfet, « sans que ce dernier ne daigne condamner ces propos ».

Andjouza Abouheir

 

 


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